Drames et Passions de la Renaissance



Le Musée de la Renaissance se situe à Ecouen.Il abrite toutes les collections du XVIiéme siècle.L'Association °Autour de Léonardo° anime tous les ans durant deux mois les jardins du"Château d'Ecouen" avec son spectacle historique d'une durée de 2h30 en 13 tableaux.Il a pour thème la Renaissance et ses personnages historiques: François 1er, Henri II, Anne de Montmorency, Léonard de Vinci,Catherine de Médicis,les danses à la cour de France, la vie des campagnes, la vie à la ville, la vie au monastère, un magnifique tournoi de Chevalerie et des duels dont le fameux "coup de Jarnac" et bien d'autres scènes.Un colporteur du XVIéme siècle vous transportera de scène en scène en vous narrant l'histoire de France.Cette année 2011 en accord avec le Musée de la Renaissance vôtre billet vous permettra de visiter dès le matin le Château d'Ecouen demeure du Connétable de Montmorency Bienvenue au XVIiéme siècle.
Richard ( le tavernier de la ville)





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mercredi 25 janvier 2012

Les Nouvelles Connaissances de la Médecine durant la Renaissance

Connaître la Médecine de la Renaissance 





LA MÉDECINE AU XVIe SIÈCLE
LE STATUT DE MÉDECIN
Au seizième siècle, les médecins ne jouissent pas d'une aura aussi respectable qu'actuellement. Cependant, le médecin a un statut supérieur au chirurgien et au barbier. Chacune de ces catégories ayant des attributions strictement délimitées.
MÉTHODES EMPLOYÉES
A cette époque, le médecin utilise encore des méthodes philologiques, et non pas expérimentales. Syphilis La médecine se définit comme "la pratique de la philosophie naturelle sur le corps humain".
On ''se rend maître de la science médicale'' contenue dans les livres d'HIPPOCRATE et de GALIEN.
Sur ce plan là, Rabelais a l'avantage de pouvoir lire directement dans le texte grec d'origine, qui est la référence ultime. D'où son succès.
En réalité, on combat les maladie à l'aide d'une pharmacopée très diverses, à la croisée entre les remède de bonne femme et les recherches des alchimistes. La syphilis par exemple (illustration ci-contre) se combat avec du VIF ARGENT, du bois de gayac, d'esquine, salsepareille, ou par une application d'antimoine vitrifié. La poudre de Mercure s'utilise contre les bubons.
Anatomie au XVIéme siècle

LES ÉTUDES

MONTPELLIER est la capitale française de l'enseignement médical. A cette époque, pas de Cité Universitaire : les étudiants vivent soit dans les couvents avec les moines, soit dans des collèges groupés par nations.
Les études sont de trois ans et se décomposent en deux ans et demi de scolarité à Montpellier, et six mois de pratique à l'extérieur. Quand le candidat a terminé ce cycle il affronte les examens bloqués en fin d'études.
Le premier de ces examens est le baccalauréat. Sa durée est de quatre heures.
Après le baccalauréat, l'étudiant fait trois cours publics dans lesquels il lit et commente des textes médicaux. Les élèves sont tenus d'y assister et plus tard, ils attesteront sur le diplôme des cours que le candidat a bien effectué son travail. Rabelais fit sensation à cette occasion auprès des ses confrères en lisant directement le texte Grec d'Hippocrate
Après quoi se déroule l'examen dit PER INTENTIONEM ADIPISCENDI LICENTIAM . L'étudiant soutient quatre thèses de deux jours en deux jours sur des sujets donnés seulement la veille. La durée de chaque soutenance est d'une heure au minimum.
Viennent ensuite les POINTS RIGOUREUX. Cet examen a lieu de midi à quatre heures et porte sur deux sujets tirés au sort un jour plus tôt. L'un de ces sujets doit avoir trait à une maladie, l'autre est un l'un des aphorismes d'Hippocrate. En plus de ces questions imposées, l'étudiant doit encore répondre à toutes celles qui peuvent lui être posées par des maîtres et les licenciés. Enfin vient la licence, huit jours après. C'est une cérémonie purement extérieure où l'évêque, ou son vicaire général, remet à l'étudiant le diplôme de son nouveau grade. Deux professeurs sont tenus d'être présents à la cérémonie.
L'étudiant passe alors un engagement envers l'université: Le Paranymphe. Il s'agit d'une sorte de cérémonie allégorique en vertu de laquelle les nouveaux licenciés " épousent " la faculté au sein de laquelle ils vont être admis. Un assez grand nombre d'étudiants se contentent de la licence. C'était ceux qui, se sentant peu de disposition pour l'enseignement se vouaient à une pratique modeste. Ceux aussi qui, partant pour la province croyaient pouvoir se dispenser d'un titre de plus, quitte à le demander plus tard.
MONTPELLIER est la capitale française de l'enseignement médical. Les étudiants vivent les uns dans les couvents avec les moines, les autres dans des collèges groupés par Nations.
Les études sont de trois ans et se décomposant en deux ans et demi de scolarité à Montpellier même, et six mois de pratique à l'extérieur. Quand le candidat a terminé ce cycle il affronte les examens bloqués en fin d'études.
Le premier de ces examens est le baccalauréat. Sa durée est de quatre heures. Après le baccalauréat, l'étudiant fait trois cours publics dans lesquels il lit et commente des textes médicaux. Les élèves sont tenus d'y assister et plus tard, ils attesteront sur le diplôme des cours que le candidat a bien rempli son pensum.
L'examen dit PER INTENTIONEM ADIPISCENDI LICENTIAM est le suivant. L'étudiant soutient quatre thèses de deux jours en deux jours sur des sujets donnés seulement la veille. La durée de chaque soutenance est d'une heure au minimum.
Ambroise Paré

LA MÉDECINE AU XVIe SIÈCLE
Viennent ensuite les POINTS RIGOUREUX. Cet examen, exceptionnellement, se déroule dans la chapelle ST MICHEL de Notre Dame Des Table. Il a lieu de midi à quatre heures et porte sur deux sujets tirés au sort un jour plus tôt. L'un de ces sujets doit avoir trait à une maladie, l'autre est un l'un des aphorismes d'Hippocrate. En plus de ces questions imposées, l'étudiant doit encore répondre à toutes celles qui peuvent lui être posées par des maîtres et les licenciés. Enfin vient la licence, huit jours après. C'est une cérémonie purement extérieure où l'évêque, ou son vicaire général, remet à l'étudiant, dans la Salle L'Evêque, le diplôme de son nouveau grade. Deux professeurs sont tenus d'être présents à la cérémonie.
L'étudiant passe alors un engagement envers l'Université: Le Paranymphe. Il s'agit d'une sorte de cérémonie allégorique en vertu de laquelle les nouveaux licenciés " épousent " la faculté au sein de laquelle ils vont être admis.
Un assez grand nombre d'étudiants se contentent de la licence. C'était ceux qui, se sentant peu de disposition à l'enseignement se vouaient à une pratique modeste. Ceux aussi qui, partant pour la province croyaient pouvoir se dispenser d'un titre de plus, quitte à le demander plus tard.
Anatomie du XVIéme siècle
LE DOCTORAT EN MÉDECINE
Le Licencié est tenu de lire pendant deux ans dans l'école. Après quoi, il aborde les TRIDUANES qui se déroulent trois jours durant, matin et soir, une heure au moins chaque fois. Il s'agit d'un examen supplémentaire qui permet d'accéder au grade suprême: le doctorat.
Celui-ci, l'ACTUS TRIUMPHALIS a lieu au milieu de la foule des postulants.
Les étudiants payaient pour leurs frais d'études anatomiques 40 sols la première année, 20 sols la seconde, et les vétérans, seulement 10. Obtenir un cadavre pour la dissection posait un sérieux problème. Aux débuts de la médecine, ceux-ci étaient dérobés au cimetière. Ce fut un grand succès quand des étudiants de Bologne, accusés et jugés pour ces vols de cadavres furent acquittés. Après, on ferma les yeux. Un contemporain Italien de RABELAIS, BÉRANGIO, s'était fait une réputation pour avoir disséqué plus de cent cadavres, mais à ce moment, la dissection était tolérée dans toutes les écoles de médecine italiennes. Pas en France. Raison pour laquelle la dissection faite par RABELAIS passe pour un événement.Rabelais

CÉLIBAT DES MÉDECINS
Au début, la Faculté était presque exclusivement composée d'ecclésiastiques. Mais les laïques y vinrent de plus en plus nombreux. Au XIVème siècle, le Pape HONORIUS 3 interdit aux prêtres d'exercer la médecine. Par une sorte de contradiction, la Faculté, tout en mettant des entraves à l'admission des prêtres exigeait cependant de ses bacheliers licenciés la rigoureuses observation du célibat. Ainsi, Charles de MEAUREGARD, doyen en 1443 , s'étant marié trois ans après sa nomination fut déchu de tous ses titres parce qu'il s'était marié avec une veuve. Se marier avec une veuve était une circonstance aggravante, car d'après les idées de l'époque, cela constituait une sorte de bigamie du côté de la femme. (voir Charivaris)
La devise des médecins Montpelliérains: EXPERIMENTA RERUM MAGISTRA
L’expérience seule est maîtresse de la vérité.
Rabelais s'en gausse gentiment, en faisant remarquer par Panurge interposé que les médecins "font leur expérience à force de morts".Léonard de Vinci

LES ÉCOLES MÉDICALES AU SEIZIÈME SIÈCLE
On trouve un courant GALENIQUE (du nom de GALIEN,) qui reste fondé sur l'autorité du médecin grec, mais corrige le galénisme scolastique. Le prestige de la médecine galénique s'affirme chez Rabelais qui réédite en 1532 les aphorismes de GALIEN.
La médecine HERMÉTIQUE (mot qui n'apparaît qu'en 1610 avec le sens de "relatif à l'alchimie") s'inspire du christianisme ésotérique ou de la KABBALE. Elle a réalisé de nombreuses découvertes, notamment dans le domaine des narcotiques, et a sélectionné les plantes médicinales.
On trouve aussi la médecine SPAGIRIQUE dont Paracelse est le principal représentant. Cette médecine repose sur quatre piliers : l'astronomie, l'alchimie, la philosophie et la vertu. Partant d'une distinction entre microcosme et macrocosme qui ont pour principe de conservation vitale, Paracelse croit découvrir cinq causes de maladie: l'astrale, la vénéneuse, c'est à dire due à l'alimentation, la naturelle, la spirituelle, et la divine. Chaque maladie pouvant affecter cinq formes différentes, il existe donc cinq pestes, cinq jaunisses et ainsi de suite....
Bien que l'influence astrale ne s'exerce pas directement mais par l'intermédiaire de leur exhalaison qui peut attaquer l'élément malade, nos sept organes sont assimilables aux sept corps célestes: le cerveau est comparable à la lune, Mars au foie humain, etc..
Non homogène, l'œuvre de Paracelse est à la fois vitaliste, astrologique, hermétique et chimiatrique.Le vautour de la Peste
LES MALADIES AU SEIZIÈME SIÈCLE
LA PESTE est la plus crainte des maladies mortelles On la décline en : Fièvre pestilente. Fièvre Méphitique. Coqueluche (sorte de Peste, selon la nature du VENIN de la maladie). La Suette est une sorte de Peste. La Bosse soins au bois de gayacaussi. Le Charbon: idem. La Pourpre: idem.
La LÈPRE a deux causes : la Cause Primitive ou la cause héréditaire. C'est ce qui se dit à l'époque.
La Cause Antécédente est attribuée à l'air des pays trop chauds froids etc...
La Cause Conjointe, elle, est imputable à la contagion incurable, car c'est un chancre universel. Les LADRES blancs, appelés Cachots, Cagots, Capots, qui ne présentent aucun indice de lèpre par dehors.
Les ladres sont considérés comme SALACES, on les disait atteints de SATYRIASIS.
Une forme de Choléra est appelée TROUSSE-GALANT.
LES FIÈVRES
La Fièvre Tierce est due à la bile
La Fièvre Quarte se fait de l'humeur mélancolique.
QUELQUES MÉDICAMENTS UTILISES
D'après l'auteur contemporain Michel RAGON, RABELAIS à ses patients prescrivait la diète, des fulmigations de mercure, des pilules d’aloes, du genièvre râpé, des décoctions de gaïac, de bois d’esquille et de salsaparilla. “
A cette époque contre la peste on utilise des lotions de vinaigre et comme cure préservative, l'odeur du bouc. La frigidité féminine se guérit par une infusion de fourmis volantes (!). L'impuissance masculine, elle, se traite en assaisonnant les repas de sel de lézard
La panacée universelle est "la poudre de sympathie" composée de vitriol calciné
La "poudre d'oribu" dont parle Rabelais venait de la chandelle de résine
Petite SUPERSTITION amusante (!), mais révélatrice de l'époque : On croit que la corde d'un pendu protège des maux de tête.
©Rémi Morel

lundi 5 décembre 2011

Juin 2012 Spectacle Historique les Drames et les Passions de la Renaissance au Château d'Ecouen

Anne de Montmorency... Seigneur d'Ecouen

Au Château d'Ecouen revivez l'histoire du XVIéme siècle

Une fabuleuses reconstitution historique 
Anne de Montmorency, Seigneur d’Ecouen - Drames et Passions de la Renaissance ce spectacle sera présenté les dimanches 3, 10, 17, 24 Juin et le dimanche 1 Juillet 2012 dans le parc du Château




L’association Autour de Leonardo propose un parcours-spectacle de 2h30 hors du commun.

Treize tableaux vous entraineront sur les traces du Connétable Anne de Montmorency, François  1er, Henri II, Catherine de Médicis, Léonard de Vinci , Diane de Poitiers et bien d'autres personnages historiques.


Des tableaux prestigieux: le sacre d'Henri II, le Tournoi de Chevalerie ou Henri II perdit la vie, la mort de Léonard de Vinci au Clos Lucé, le duel  du "coup de Jarnac", la vie, la musique, les danses à la cour de France, La captivité des enfants de France après la défaite de François 1er à Pavie
 


Mais plus encore un colporteur vous entrainera au cœur de la Renaissance et du peuple de France.Vous découvrirez la vie à la campagne, à la ville, dans un monastère du XVIéme siècle.

 
Ce spectacle écrit et mis en scène par Monique Potel Deriez qui a su fédérer autour d'elle les 500 figurants bénévoles de l'Association Autour de Léonardo qui sont tous acteurs de ce spectacle puis toutes les équipes qui font la maillage su spectacle.Celle qui réalise  les magnifiques décors, celle qui crée et gère les deux mille costumes, celle qui assure la logistique,celle qui veille à la la sécurité de tous,celle qui s'occupe de tous les accessoires , celle qui vous apporte le son du spectacle, celle qui vous accueille à l'entrée du Château, celle qui vous restaure avant le spectacle, celle qui vous permet de rapporter des souvenirs, celle qui vous désaltèrera avant après et entre les spectacles.


Des artistes professionnels tels que les cascadeurs équestres, des jongleurs, des escrimeurs de haut niveau et autres participent à la qualité et à la renommée de ce spectacle qui est inscrit et reconnu par la Fédération Française des Fêtes et Spectacles Historiques qui lui accorde son label qualité chaque année      
Site : http://www.fffsh.eu/?article249



Compagnie Scaramouche:http://scaramouche-cie.fr/


Compagnie Cheval Spectacle:http://www.chevalspectacle.com/?page=presentation

Sur réservation, vous pourrez  vous restaurer sur place, proche du restaurant vous trouverez diverses animations,une boutique Renaissance et un espace boissons, restauration rapide.

Cette année en achetant votre billet vous bénéficiez d'une entrée gratuite pour visiter le Château d'Ecouen Musée de la Renaissance (valable uniquement le jour du spectacle) sur simple présentation de ce dernier.
Site Internet du Musée de la Renaissance:http://www.musee-renaissance.fr/



Pour venir de la porte de la Chapelle 17 km 
lien et plan :http://fr.mappy.com/itinerary_homepage#d[]=Porte+de+la+Chapelle,+75018,+Ile-de-France,+France&d[]=Ch%C3%A2teau+d%27Ecouen,+95440,+Ecouen,+Ile-de-France,+France&endPos[y]=49.017558&endPos[x]=2.377331&ipo=1&p=itinerary

Pour venir avec les transports en commun. (vérifier les horaires)
lien et plan: http://fr.mappy.com/itinerary_homepage#d[]=Gare+du+Nord,+Ile-de-France,+France&d[]=Ch%C3%A2teau+d%27Ecouen,+95440,+Ecouen,+Ile-de-France,+France&endPos[y]=49.017558&endPos[x]=2.377331&lm=r&ipv=transport&iptm=metro-rer-bus-train-boat-tram&ipd=20110320&ipt=1210&p=itinerary

Rédaction  de la page Richard Blanc 
Crédit photos© Richard Blanc 
Spectacle conçu, réalisé et mis en scène par Monique Potel Deriez
Présidente de l'Association "Autour de Leonardo"
Site Ici  http://www.autourdeleonardo.com/


Une vidéo photos du spectacle





mardi 1 mars 2011

La Vie du Roi Henri II au Spectacle Historique d'Ecouen

Henri II





Henri II

Henri II
naît le 31 mars 1519. C'est le quatrième enfant de François Ier et son
deuxième fils. Il a le titre de duc d'Orléans. Son père, François Ier,
est mis en prison par Charles Quint. Libéré en 1526 par
la signature du traité de Madrid, ses deux fils, François et Henri,
sont emprisonnés à sa place. Ils seront libérés en 1529, après la
signature de la paix des Dames. Une rançon de deux millions d'écus d'or
est versée. Les enfants regagnent Paris le 1er juillet.

A l'âge de quatorze ans, en 1533, il connaît une passion avec Diane de
Poitiers, de vingt ans son aînée. C'est elle qui lui fait son éducation
sentimentale. Elle exercera une forte influence sur Henri II lorsqu'il sera roi.


Aussi, quelques mois plus tard, il épouse Catherine de Médicis, sans
grand enthousiasme. Du mariage avec Catherine sont nés dix enfants, dont
deux mort-nés et un garçon mort prématurément.


François Ier meurt en 1547. Henri II devient roi. Il confie les postes clés à ses amis et à ceux de Diane de Poitiers, dont le connétable de Montmorency, auparavant disgracié.


Henri II souhaite prolonger la politique extérieure de son père. Il est
conseillé en cela par François de Guise, duc de Guise, et Charles de
Guise, archevêque de Reims.
En politique étrangère, Henri II se montre agressif. Le règne de Henri II est marqué par la poursuite de la lutte entre le roi de France et le dernier champion de la chrétienté, Charles Quint.
Après l'équilibre des forces instauré par la paix de Cambrai, le moment
paraît favorable au premier.
Le passage des trois quarts des pays
allemands au protestantisme et les difficultés financières des Pays-Bas,
porteurs jusque vers 1540 de l'essentiel de l'effort de guerre de Charles Quint,
donnent enfin à la puissance française l'espoir de l'emporter.
La
campagne de 1552, menée avec une armée de quelque trente-cinq mille
hommes permet au protégé du clan de Diane, François de Guise, de
s'emparer du gage des Trois-Évêchés (Toul, Metz et Verdun). Voulue par
Catherine et conduite par son cousin Strozzi, l'expédition française en
Italie, destinée aussi à faire contrepoids aux succès des Guise, échoue à
la bataille de Marciano.
Concentrant tous ses moyens, Philippe II
mobilise en 1557 une formidable armée de cinquante mille hommes,
multitude encore jamais rassemblée.
La victoire de Saint-Quentin est
écrasante. L'armée espagnole déferle jusqu'à Noyon, s'empare de
Saint-Quentin, de Hamm, du Châtelet, etc., mais elle ne peut remporter
une victoire décisive. Guise en profite pour prendre Calais en 1558,
d'où le traité de Cateau-Cambrésis (3 avril 1559). La France conserve
Calais et les trois évêchés mais se sépare de la Savoie et du Piémont,
renonçant à l'Italie et à ses rêves dans ce pays ébauchés avec Charles
VIII.


Sur le plan intérieur, poursuivant la répression accrue à la fin du règne de son père, François Ier, Henri II,
encouragé par Diane de Poitiers, créé une chambre spéciale chargée de
combattre les réformés.
Elle sera surnommée “chambre ardente”, envoyant
au bûcher ceux qu'elle condamne. Plusieurs édits faits en 1551 et 1559
réglementent très fermement les relations avec les protestants et la
punition de ceux-ci surpris à exercer leur culte ou toute personne en
relation avec eux.

Henri II organise une fête le 30 juin 1559. A Paris il fait très chaud.
Mais la foule arrive pour assister au tournoi organisée pendant
celle-ci. Henri II bat le duc de Nemours et celui de Guise. Il veut un troisième assaut. Pour ce troisième assaut, Henri II
rencontre Gabriel de Montgomery. La lance de Montgomery pénètre à
travers la visière du casque du roi. Celle-ci a touché le cerveau
d'Henri II. Ambroise Paré ne pourra rien faire pour sauver le roi.

Il meurt de la suite de cette blessure, après dix jours de profondes douleurs, le 10 juillet 1559.

Source : Le Louvre
Cliquez ici pour voir un clip vidéo du spectacle d'Ecouen





Une vidéo photos du spectacle

dimanche 24 octobre 2010

La compagnie des Passe-Volant joue dans le spectacle "Anne de Montmorency" chaque printemps organisé par l'association "Autour de Léonardo"

La compagnie des Passe-Volant joue dans le spectacle "Anne de Montmorency" chaque printemps organisé par l'association "Autour de Léonardo"


Ci dessous texte de présentation de la compagnie:
Notre Compagnie des Passe-Volant a pour seule ambition de divertir le public tout en se faisant plaisir. Regroupant des amateurs de théâtre de tous horizons, nous vous proposons des spectacles aussi variés que des soirées cabaret à la mode de Montmartre, des farces médiévales burlesques, des pièces classiques et contemporaines, etc.
Seuls la passion du théâtre et le plaisir de jouer ensemble nous motivent, car nous sommes des amateurs au sens noble où Jacques Copeau l'entendait :

"ceux qui aiment leur art avant tout"

Le site web de la Compagnie des Passe Volant c'est ici





Le diaporama de la dernière prestation de la compagnie des Passe-Volant dans le cadre du Festival de Théâtre de Groslay du 18 au 24 octobre 2010 patronné par Christian Marin


"Femmes sans Importance" pièce en 5 actes
Mis en scène par Martine et Philippe Deleuze

Ecouen Spectacle Historique Léonard de Vinci en France

Les Dernières années de Leonard de Vinci en France 1516-1519


En septembre 1515, le nouveau roi de France François Ier reconquiert le Milanais par la bataille de Marignan. En novembre 1515, Léonard se penche sur un nouveau projet d’aménagement du quartier Médicis à Florence. Le 19 décembre, il est présent à Bologne pour la réunion entre François Ier et le pape Léon X. Francois Ier charge Léonard de concevoir un lion mécanique pouvant marcher et dont la poitrine s'ouvre pour révéler des lys. On ne sait pas pour quelle occasion ce lion a été conçu, mais il peut avoir été lié à l'arrivée du roi à Lyon ou aux pourparlers de paix entre le roi et le pape[Note 13].
Il part travailler en France en 1516 avec son assistant artiste peintre Francesco Melzi et Salai où son nouveau mécène et protecteur, le roi de France François Ier l’installe au manoir de son enfance, le clos Lucé, à proximité du château d'Amboise, la demeure de l'époque du roi, en tant que « premier peintre, premier ingénieur et premier architecte du roi »[7] avec une pension annuelle de mille écus. Peut-être à la cour de France, s'intéressait-on plus au peintre, à l'artiste qu'à l'ingénieur et, jusque là, seuls des Français s'étaient attachés l'illustre Florentin en qualité d'artiste : en Italie il n'avait jamais été engagé que comme ingénieur. En lui donnant le clos Lucé, François Ier dit à Léonard : « Fais ce que tu veux ». Il n'est pas le premier artiste à recevoir cet honneur ; Andrea Solario et Fra Giovanni Giocondo l'avaient précédé quelques années avant[25]. François Ier est fasciné par Léonard de Vinci et le considère comme un père. Le manoir et le château d'Amboise étaient d'ailleurs reliés par un souterrain permettant au souverain de rendre visite à l’homme de science en toute discrétion. Léonard projette la construction d’un nouveau palais à Romorantin avec le détournement d’un fleuve dans la Sauldre. Il esquisse un projet de canal entre la Loire et la Saône et organise des fêtes, comme celle que le roi donne au château d'Argenton en octobre 1517 en l'honneur de sa sœur.

Le 23 avril 1519, Léonard de Vinci, malade depuis de longs mois, rédige son testament devant un notaire d’Amboise. Il demande un prêtre pour recevoir sa confession et lui donner l'extrême onction. Il est emporté par la maladie le 2 mai 1519, au Clos Lucé, à l’âge de 67 ans. La tradition selon laquelle il mourut dans les bras de François Ier repose peut-être sur une interprétation erronément littérale d'une épitaphe rapportée par Giorgio Vasari dans l'édition de 1550 des Vite, mais qui ne figure plus dans celle de 1568[30]. Cette épitaphe, qui n'a jamais été vue sur aucun monument, contient les mots « Sinu Regio », qui peuvent signifier, au sens propre sur la poitrine d'un roi, mais aussi, dans un sens métaphorique, dans l'affection d'un roi, et peuvent n'être qu'une allusion à la mort de Léonard dans un château royal. De plus, à cette époque, la cour est au château de Saint-Germain-en-Laye, où la reine accouche du roi Henri II de France, le 31 mars, et les ordonnances royales données le 1er mai sont datées de cet endroit. Le journal de François Ier ne signale d'ailleurs aucun voyage du roi jusqu’au mois de juillet. Pour finir, l’élève de Léonard de Vinci, Francesco Melzi, auquel il lègue ses livres et ses pinceaux et qui est dépositaire de son testament, écrit au frère du grand peintre une lettre où il raconte la mort de son maître. Pas un mot n’y fait allusion à la circonstance mentionnée plus haut qui, si elle avait été avérée, n’aurait certainement pas été oubliée.
Selon ses dernières volontés, soixante mendiants suivent son cortège et il est enterré à la chapelle Saint-Hubert, qui est dans l’enceinte du château d'Amboise et domine la ville.
Léonard de Vinci, toute sa vie célibataire et n’ayant jamais eu ni femme ni enfants, lègue l’ensemble de son œuvre considérable pour la faire publier à son disciple préféré et élève depuis ses 10 ans, Francesco Melzi. Il lui offre notamment ses manuscrits, carnets, documents et instruments. Après l’avoir accompagné en France, il reste près de Léonard de Vinci jusqu’à sa mort et gère son héritage pendant les cinquante années suivant la mort de son maître. Cependant, il ne publiera rien de l'œuvre de Léonard et de nombreuses peintures, dont la Joconde, se trouvaient encore en sa possession dans son atelier. Les vignes de Léonard seront divisées entre Salai, un autre élève et disciple très apprécié par Léonard et entré à son service à l’âge de 15 ans, et son servant Battista di Vilussis. Le terrain sera légué aux frères de Léonard, et sa servante reçut un manteau noir à bords de fourrure.
C'est le début de la dispersion et de la perte des deux tiers des cinquante mille documents originaux multidisciplinaires rédigés en vieux toscan et cryptés par Léonard de Vinci. Chaque carnet, manuscrit, page, croquis, dessin, texte et note est considéré comme une œuvre d’art à part entière. Il ne resterait que treize mille documents environ.
Vingt ans après la mort de Léonard, François Ier dira au sculpteur Benvenuto Cellini : « Il n'y a jamais eu un autre homme né au monde qui en savait autant que Léonard, pas autant en peinture, sculpture et architecture, comme il était un grand philosophe. »
© Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Leonardo da Vinci » 

Le spectacle du Clos Lucé en 2004

mardi 28 septembre 2010

Spectacle Château Ecouen Présentation de l'Association Autour de Léonardo

Autour de Leonardo : le Projet 

En plus de la création et de la production de spectacles (Son et Lumière, avec " Leonardo ou Tout le Génie du Monde", et Parcours-Spectacle avec "Fenêtre sur la Renaissance puis " Anne de Montmorency, Seigneur d’Ecouen") l’Association intercommunale "Autour de Léonardo", s’est fixée trois objectifs majeurs :
- Valoriser le Patrimoine en participant à la mise en valeur du Château d’Ecouen, Musée National de la Renaissance.

- Favoriser les rencontres entre personnes de générations, de sensibilités et 
de villes différentes autour d’un projet culturel intercommunal en tentant d’y associer toutes personnes en situation d’exclusion.
- Créer une animation et une dynamique en rassemblant les établissements scolaires, les associations, les structures culturelles et tous les habitants quels qu’ils soient, autour du thème de la Renaissance.

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De fait, c’est un grand Projet à dimension Humaine et Sociale
Parce que nous croyons que, fondamentalement, c’est aussi par la Culture que passe le travail d’insertion sociale, parce que nous sommes convaincus qu’un projet comme le nôtre est d’abord créateur de lien social avant d’être un spectacle, nous avons à cœur de développer notre action avec cette sensibilité.

Dimension humaine :


- Près de 600 personnes venues de plus de 100 communes différentes et de 6 départements (95, 93, 60, 78, 92 et 75).
-  Près de 600 personnes de tous âges :
-  Près de 600 personnes issues de tous milieux.
-  Près de 600 personnes appelées à se découvrir des talents, appelées à partager une forte convivialité tout au long de l’année, avec plusieurs grands temps forts au-delà de la période du spectacle. Des hommes et des femmes qui sortent de leur solitude, des veufs ou des veuves qui retrouvent goût à la vie, des dépressifs qui reprennent espoir et qui s’émerveillent de leur propre réalisation (couture, décor, organisation)

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 Dimension Sociale :

Chaque année, nous cherchons à développer des projets dans plusieurs directions :


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 Attaque surprise

Les projets scolaires :
-  En 2007, par exemple, nous avons pu développer, avec l’aide des enseignants concernés, un grand projet avec l’école primaire Alphonse Daudet d’Ermont qui a pris pour thème central de l’année scolaire, la Renaissance et Léonard de Vinci afin de la décliner dans toutes les disciplines. Tous les élèves, chacun à leur niveau, ont travaillé sur ce thème, avec un déplacement au Clos Lucé, un travail sur les arts plastiques de l’époque, un travail sur les danses pour lequel nous sommes intervenus avec une démonstration de danses Renaissance, le tout couronné par la présence à l’un de nos spectacles de juin 2007.
-  Chaque année, nous travaillons avec le lycée professionnel Ferdinand Buisson d’Eaubonne auquel nous confions une partie de nos plus beaux costumes à nettoyer : c’est une occasion pour les élèves de la section « Teinturerie, Pressing » d’étudier la confection des costumes de cette époque et aussi de montrer leur beau travail lors des journées portes ouvertes. Bien entendu, ces élèves furent nos invités au spectacle.

-  En 2007, un lycée de Villiers le Bel a participé et travaillé au tournage d’un film portant sur l’époque Renaissance. A l’occasion du prêt de costumes que nous avons fait, les élèves ont travaillé sur la confection de nos costumes par des bénévoles, filmé une partie du travail et élèves furent nos invités au spectacle.

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Volonté d’insertion
Pour la confection de certains accessoires ainsi que pour la confection des badges d’entrée de nos acteurs figurants, nous avons fait appel à un CAT (ESAT)de Villiers le Bel qui a mis ces deux activités à son programme d’activités annexes. Deux des membres de ce CAT (ESAT), à mobilité réduite, sont par ailleurs figurants dans notre spectacle.


 Notre façon de lutter contre l’exclusion :  


Chaque année, en partenariat avec l’Association Culture du Cœur, nous réservons entre 5% et 10% de places pour les offrir aux personnes qui, faute de moyens financiers, sont exclus de la culture et n’ont jamais l’occasion d’assister à un spectacle. Les retours que nous en avons nous encouragent à poursuivre cette collaboration comme en témoigne l’Association Culture du Cœur du Val d’Oise dans son rapport annuel. 
Crédit photos : Christophe KERMARREC

Source du texte et des photos : http://www.autourdeleonardo.com/Autour-de-Leonardo-le-projet.html
Site de l'Association ici

Septembre 2010
Présence de l'Association aux journées du Patrimoine au Château d'Ecouen les 18 et 19 septembre 2010 puis à la foire de Domont le 25/26 et 27 septembre 2010 pour la promotion du spectacle "Anne de Montmorency" au château d'Ecouen en 2011
 Crédit photos :Richard Blanc

mercredi 22 septembre 2010

Histoire de France construction du Havre à partir du 7 février 1517, François 1er donne l'ordre de

Louis XII

Pourquoi un nouveau port ?


A la fin du Moyen-âge, Rouen apparaissait nettement comme la capitale économique de la Normandie, particulièrement pour les activités maritimes. Mais la navigation sur la Seine était alors longue, difficile et périlleuse et ne permettait pas aux navires de plus de 180 tonneaux de remonter le fleuve.
En outre, les Rouen, Harfleur ou Honfleur étaient inadaptés face à l'augmentation du trafic maritime et au tonnage des navires marchands.
Une solution devait être cherchée. Qui allait prendre les initiatives ?
Deux démarches parallèles, légèrement décalées dans le temps, allaient être à l'origine de la naissance du port du Havre : le pouvoir royal et les marchands.

Le pouvoir royal
Louis XI (1423-1483) puis Louis XII (1462-1515) firent explorer la région en vue d'établir des fortifications, mais aucune réalisation concrète ne s'ensuivit. C'est François Ier (1494-1547) qui prit réellement les "choses en mains", motivé par des préoccupations d'ordre militaire, politique et économique :
* Apporter son soutien militaire à Jacques V d'Écosse contre le roi d'Angleterre Henri VIII, ce qui nécessitait l'emploi d'une armée de mer et donc un port pour la rassembler.
* S'assurer une prépondérance politique et économique en Europe en maîtrisant les débouchés sur l'Atlantique.

Les marchands
De leur côté, justement, les marchands rouennais, sur le plan strictement économique, avaient fait la même analyse. Ils ne pouvaient que se tourner vers le roi, ce qu'ils firent par l'intermédiaire des états de Normandie, réunis le 9 mai 1515. On ne réclamait pas à proprement parler la création d'un nouvel établissement, mais l'aménagement de Harfleur et de Honfleur. Ce fut pour le souverain l’occasion de faire d'une pierre deux coups : créer un port qui soit bien à lui, tout en faisant plaisir à ses sujets rouennais.
C'est ainsi que le 7 février 1517, François 1er donna commission à Bonnivet, Amiral de France, de trouver un "havre", un abri pour les navires, tant de guerre que de commerce.
Pour cette période de l'Histoire de France, le choix rationnel d'un site était une grande innovation. De plus, le programme des travaux était complet et précis. Il s'agissait d'un programme conçu pour le bien public, adapté à des buts politiques, militaires, économiques et nautiques.
Le choix rationnel d'un site





Ce site portuaire était déjà connu sous le nom de Havre de Grâce. On ne sait pas avec précision pourquoi il fut retenu, la commission n'en parlant pas, si ce n'est en des termes vagues, " le plus propre et plus aisé " de la côte.
Il est vraisemblable que Guyon Le Roy, capitaine du port d’Honfleur, l'avait utilisé pour y mettre à l'abri une partie de sa flotte, et connaissait donc les avantages de ce site. Sur un point, le choix devait se révéler judicieux : en effet les courants de marée montante, en se répercutant sur les côtes, maintenaient la mer haute plus longtemps.  

Les travaux : l'aménagement du site et la construction du port. Le texte du 7 février donnait possibilité à Bonnivet de commettre quelqu'un en son absence. Aussi, dès le 12 février, transmettait-il sa commission à Guyon le Roy en en reprenant les termes. Dès le 22, ce dernier écrit à M. de Blosseville, capitaine des côtes de Normandie, lui demandant d'appeler les maîtres maçons et autres ouvriers de Normandie à l'adjudication des travaux.
Préalablement, le 2 mars, cinq à six cents personnes, officiers de justice et de l'administration, maîtres maçons, capitaines de navires, habitants de Harfleur et " autres plusieurs personnaiges à ce congnoissans ", se rendirent sur le terrain pour donner leur avis sur " le lieu le plus propre, utile et convenable et plus parfaict ".

Le 3 mars, on procéda à l'adjudication des travaux au rabais. Jehan Gaulvyn, de Harfleur, et Michel Feré, d’Honfleur, tous deux " maistres du mestier de machonnerie " furent déclarés adjudicataires.

Les travaux, prévus pour être finis à la fin d’octobre, furent bien loin d'être exécutés dans le délai porté au marché, et ce pour plusieurs raisons :
* Le mauvais état du sol nécessitait de creuser beaucoup plus profondément pour trouver un sol stable. Il fallut donc employer un très grand nombre de pieux pour soutenir les ouvrages de maçonnerie
* Le climat et les conditions de travail rendirent illusoire la corvée prévue par la commission du 7 février ; il fallut donc aller chercher, et de plus en plus loin, des pionniers et les payer.
* Enfin, lors des tempêtes, il était impossible aux ouvriers de travailler.

Cependant, une lettre prouve qu’à partir d’octobre 1518 le port pouvait être utilisé.
A l'origine, Il n'avait été question que de construire un port, la commission du 7 février 1517 était claire sur ce point.Si l'emplacement du port semblait judicieusement choisi, le site de ce havre n'avait aucune des vertus qui attirent et retiennent les hommes, notamment en raison des nombreux marécages qui entouraient le site. Les conditions physiques paraissaient même conspirer toutes ensembles pour les en éloigner. " Jamais pourtant site ne fut plus défavorable à des établissements humains", mais " d'inexorables nécessités politiques et économiques ayant amené la création du port, la ville devait naitre non moins inexorablement, quels que fussent les désavantages du site ".
L'initiative revient à du Chillou qui, sur le chantier, s'était vite rendu compte qu'un port ne pouvait rester sans un établissement capable d'accueillir tous ceux qui auraient à intervenir dans les fonctions portuaires.
Il fallut donc créer de toutes pièces un habitat. Guyon Le Roy, en plus de ses fonctions officielles, était également un homme d'affaires entreprenant. Il exploita alors la situation à son profit et se conduisit en véritable " promoteur immobilier ". Prenant contact avec les paroissiens d'Ingouville, un village de pêcheurs et de cultivateurs, il se fit concéder 24 acres de terre à prendre des deux côtés du havre dans l'intention de revendre ce terrain sous forme de parcelles pour y construire le Havre de Grace. Cependant, personne ne se précipitait pour venir vivre sur ces terres. En effet, dans l'esprit des habitants de la région il s'agissait d'un avant-port (de Rouen ou d'Harfleur, suivant où l'on réside), mais en aucun cas d'un établissement portuaire autonome.
Aussi du Chillou chercha-t-il à intéresser le Roi à son entreprise et il y réussit au-delà de toute espérance.






Dès le 8 octobre, François 1er accorda aux habitants et futurs habitants exemption de taille et de franc salé. Dans ses lettres patentes, il rappelait les raisons de la création d'un port au lieu de Grace et ajoutait vouloir faire construire et édifier une forteresse et une ville close. C’est là le véritable acte de naissance de la ville.

Port du Havre vers 1500


Mais malgré ces privilèges et la protection royale, les lotissements ne démarrèrent pas. C'est qu'il n'y avait encore que peu d'activité maritime et surtout commerciale. C'est pourquoi 3 ans après les premières exemptions en août 1520, à l'issue de sa visite, le Roi accorda de nouvelles lettres patentes, confirmant " à toujours perpétuellement et à jamais " les privilèges accordés.
Guyon Le Roy acquit pour sa part à titre de " fieffe " le territoire de la future ville.

 François Ier, ayant déclaré son intention de faire construire une forteresse et une ville close, le terrain prit de la valeur.
        Le Seigneur de Graville se rendit soudainement compte que les terrains sur lesquels la ville était " encommencée " lui appartenaient, et que les paroissiens d'Ingouville n'en avaient que l'usage pour leurs pâtures et n'avaient pas le droit d'en disposer.
        Le Parlement de Rouen rendit un arrêt concernant un procès entre Louis de Vendôme, vidame de Chartre et sieur de Graville, et Guyon Le Roy à propos des 24 acres de terre qui avaient été fieffées à ce dernier. L'arrêt définitif fut rendu le 13 mai 1524 et confirma à Louis de Vendôme la propriété des terres contentieuses "comme du corps et dommaine du. seigneur de Graville ". Guyon Le Roy fut condamné à restituer tout ce qu'il avait perçu à raison des 24 acres de terres, la fieffe étant annulée. Celui-ci allait sortir ruiné de ce procès et quitter la scène havraise en 1528.

La ville du Roi
Pour sa part, le Roi François Ier, ayant déjà montré à plusieurs reprises son intérêt pour la ville, saisit l'occasion offerte par l'arrêt du Parlement de Rouen pour "dédommager" le seigneur de Graville pour faire du Havre de Grace une ville royale ne dépendant d'aucun seigneur local.
Alors que la commission du 7 février 1517 ne parlait que d'un port, les lettres patentes accordaient des privilèges à un port ET une ville. La ville du Havre allait passer avant le port, le tout, présenté comme ayant toujours été la volonté initiale du Roi.
Un plan d'urbanisme pour la Ville Françoise : l'influence de Bellarmato

Là n'allait pas se borner l'attention du Roi pour SA ville. Outre quelques voyages qu'il y fit pour suivre l'avancement des travaux, au cours desquels il avait été désagréablement impressionné par les constructions et par cette ville imparfaitement close, François Ier, allait confier à l'architecte italien Bellarmato le soin d'établir des règlements pour son édification, la voirie et la protection contre les attaques.
Le 18 juin 1541, François Ier donna commission à Girolamo Bellarmato et le nomma ordonnateur et contrôleur des dépenses, avec une autorité absolue et les pleins pouvoirs.


Port du Havre vers 1536


Né à Sienne en 1493, Girolamo Bellarmato était cosmographe, architecte civil, architecte militaire et urbaniste.
Introduit auprès de François 1er en 1540, il avait proposé au roi, concernant Le Havre "d’y faire la terre à la façon de Venise ", c'est-à-dire de consolider le sol pour le mettre à l'abri des inondations. Dans le quartier Notre-Dame en partie construit, il ne put que redresser un peu la voirie, inspirer des prescriptions rigoureuses pour le tracé des rues, limiter la hauteur des maisons.
Mais son œuvre essentielle devait résider dans la réalisation d'un nouveau quartier, celui des Barres ou plus exactement sa partie qui sera plus tard appelée quartier Saint-François, située à l'est de la crique qui, elle, deviendra le bassin du Roi. Là, il put appliquer ses principes, selon quatre idées directrices :
1) établir un quadrillage des rues principales bordées de maisons ;
2) les doubler de voies de dessertes de deux mètres de large, destinées aux égouts ;
3) réserver par les voies principales une perspective monumentale sur l'église située au nord-est du quartier ;
4) voiler le tout au sud et à l'ouest par deux îlots destinés à couper les vents dominants.
L'architecte édicta une réglementation importante et précise, fixant les conditions pour obtenir ce que nous appellerions aujourd'hui un permis de construire.Concernant les fortifications, il n'y avait à son arrivée qu'une courtine longeant le Perré, à l'ouest, et deux bastions. Ce système incomplet permettait aux éventuels assaillants de s'abriter dans les angles morts. Bellarmato compléta les fortifications par la construction d'une courtine entourant le quartier de Percanville, alors inhabité, donnant tout l'espace désirable pour longtemps.
Il dotait en même temps l'enceinte de bastions en forme d'éperons triangulaires, ceints de murs et surmontés d'une plate-forme avec parapet. Ce système était utilisé pour la première fois en France.
Evolution de l'enceinte
Le front à défendre ainsi déterminé était cependant trop long.
* Aussi, dès 1551, on retrancha le quartier Percanville des fortifications.
* En 1562, s'apercevant que le danger le plus grave venait de l'est, de la plaine de Leure, on construisit un fort dans le quartier des Barres (qui sera alors en partie évacué), le fort Warwick.
* Dès la libération de la ville, le fort fut remplacé par une citadelle que Richelieu fit , à son tour, reconstruire de façon monumentale en 1627.

Source du site
http://www.thucydide.com
Bibliographie et liens de l’article sur le site
http://www.thucydide.com/realisations/comprendre/villes/le_havre/biblio.htm






La Captivité et le Retour des Enfants de France (Tableau du spectacle 2009)

Suite à la bataille de Pavie en 1525, François Ier de France est emprisonné en Espagne. Pour être libéré, il signe le traité de Madrid n 1526 avec Charles Quint par lequel il promet, entre autre, de rendre le duché de Bourgogne à Charles de Habsbourg. Le roi de France livre ses deux fils comme otages à l'Espagne. En compensation, Charles Quint donne sa sœur Éléonore en mariage à François Ier. Après moultes péripéties, Éléonore ne devient reine de France qu'en 1530. Elle ramène en France les deux petits princes français. Éléonore restera une reine de France obscure, qui n'aura aucun poids à la cour et dont personne ne s'occupera. La maîtresse du roi brillant à sa place.

samedi 18 septembre 2010

Spectacle Château Ecouen Renaissance Guerre de Religions 1559 l' Édit d'Écouen



Le Château d'Ecouen, résidence d'Anne de Montmorency 
La France du XVIème siècle et la Religion
Édit d'Écouen
L'Edit d'Écouen est un acte promulgué par le Roi de France Henri II le 2 juin 1559 afin de réprimer sévèrement l'hérésie calviniste. Il est pris avant le début des guerres de religion du XVIe siècle, et aura une influence certaine sur le déclenchement de celles-ci.
 Henri II
C'est sous le règne d'Henri II que la réforme protestante se développe en France. Le Roi, fervent catholique, décide rapidement de prendre des mesures pour limiter l'extension de la nouvelle religion. Ainsi les Edits de Paris puis de Chateaubriand (1549 et 1551) développement entre autres les pouvoirs des juges catholiques pour condamner les hérétiques. Ils sont complétés par l'Edit de Compiègne du 24 juillet 1557 qui accentue encore la répression par les tribunaux publics, y compris envers les catholiques aidant ou hébergeant des protestants. Néanmoins l'Inquisition n'est pas rétablie dans le Royaume, du à un conflit d'Henri II avec le Pape Jules III.


Henri II est conseillé par Diane de Poitiers, sa favorite, qui a eu beaucoup d'influence sur lui. Véritable femme d'État, et catholique convaincue, elle poussera toujours le Roi à la plus grande fermeté envers les "hérétiques".

Malgré la persécution et le nombre croissant de procès en hérésie, le protestantisme ne cesse de se développer en France, y compris chez les nobles. En septembre 1557, une émeute menée par les réformés éclate à Paris, rue Saint-Jacques. Henri II est victime d'une tentative d'assassinat, mais il ne sera pas prouvé que c'était l'œuvre des protestants puisque l'homme est immédiatement exécuté.

Suite à ces troubles religieux de son règne.Henri II, le Roi, en villégiature au château d'Ecouen, (demeure du Connétable Anne de Montmorency), promulgue l' Édit d'Ecouen.

L'Edit est promulgué le 2 juin 1559 à Ecouen. Il stipule que tous les protestants révoltés ou en fuite doivent être abattus sans procès. L'Edit d'Ecouen sort ainsi du cadre légal, ce qui constitue une rupture avec les édits précédents.

Dans le même temps que l'Édit, Henri II rédige une suite de courriers, "les lettres d'Ecouen", qui donnent mission à certains notables de traquer les réformés.

Cet acte révolte une partie du Parlement, dont certains membres ont pris le parti de la Réforme. Le 10 juin, Henri II se rend à la séance plénière du Parlement de Paris pour tenir un lit de justice afin de faire enregistrer l'édit. A cet occasion plusieurs Parlementaires protestent publiquement. Henri II ordonne que les Parlementaires critiques soient embastillés. La plupart se rétracteront et seront libérés, à l'exception d'Anne du Bourg, fervent calviniste. Il sera pendu puis brûlé en place de Grève.

L'Edit d'Ecouen et le supplice d'Anne du Bourg sont clairement les préludes des guerres de religion.


 Exécution d'Anne de Bourg (1559)

De façon générale, les Édits du Roi étaient mal appliqués du fait de la faiblesse des structures administratives et judiciaires dans un Royaume encore peu centralisé. De plus, une partie des officiers convaincus par la Réforme, n'appliqueront volontairement pas les actes royaux. Et c'est justement parce que les édits n'ont que peu d'effet qu'il se produira une escalade dans la brutalité de la persécution exigée par Henri II.

Henri II meurt accidentellement quelques mois après l'Édit d'Ecouen, événement qui permettra à Catherine de Médicis d'ouvrir une régence au nom au jeune Charles IX. Pour trouver une conciliation entre protestants et catholiques, elle écartera les Guise du pouvoir, provoquant de nombreux conflits à la Cour. Les Guise et les Montmorency, les deux grandes Maison rivales du Royaume auront une grande influence dans les guerres de religion. Si tous les Montmorency ne sont pas protestants, ils profiteront du conflit pour s'en prendre aux Guise, meneurs du parti catholique.

Malgré les édits de Catherine de Médicis défendant la liberté de culte, la marche à la guerre devient inéluctable après le massacre de Wassy (74 protestants assassinés par François de Guise).

Source Wikipedia® 

Le Tournoi  de la Place Royale (juin 1559)




Le 30 juin 1559, le roi de France Henri II organise un tournoi
(jeu qui permet de s'entraîner), devant l'hôtel des Tournelles
(près de l'actuelle place des Vosges), en l'honneur de deux
mariages - celui de la sœur du roi Henri II, Marguerite avec
Emmanuel-Philibert - duc de Savoie -, et celui d'Élisabeth
sa fille avec Philippe II d'Espagne - conclus quelques semaines
plus tôt au Traité de Cateau-Cambrésis (3 avril 1559).

Henri II, bien que de constitution très robuste et habituellement
fort adroit aux exercices des armes, est grièvement blessé
à la tête, le 30 juin 1559, par la lance du comte Gabriel
de Montgomery qui pénètre à travers la visière du casque
du roi : "Un gros éclat frappa le front au-dessous du sourcil
droit et déchirant la chair, vient s'enfoncer dans un coin
de l'œil gauche; plusieurs fragments percèrent
l'œil même; l'os frontal ne fut pas touché...". Après avoir lavé la
plaie au blanc d'œuf, les médecins administrent au roi une potion
faite de rhubarbe et de camomille.

Les meilleurs chirurgiens sont requis pour traiter le souverain.
Paré et Vésale au chevet du roi
©Richard Blanc