Drames et Passions de la Renaissance



Le Musée de la Renaissance se situe à Ecouen.Il abrite toutes les collections du XVIiéme siècle.L'Association °Autour de Léonardo° anime tous les ans durant deux mois les jardins du"Château d'Ecouen" avec son spectacle historique d'une durée de 2h30 en 13 tableaux.Il a pour thème la Renaissance et ses personnages historiques: François 1er, Henri II, Anne de Montmorency, Léonard de Vinci,Catherine de Médicis,les danses à la cour de France, la vie des campagnes, la vie à la ville, la vie au monastère, un magnifique tournoi de Chevalerie et des duels dont le fameux "coup de Jarnac" et bien d'autres scènes.Un colporteur du XVIéme siècle vous transportera de scène en scène en vous narrant l'histoire de France.Cette année 2011 en accord avec le Musée de la Renaissance vôtre billet vous permettra de visiter dès le matin le Château d'Ecouen demeure du Connétable de Montmorency Bienvenue au XVIiéme siècle.
Richard ( le tavernier de la ville)





Little2804
on Google+


Statut CNIL

Délibération n°2005-284 du 22/11/2005 décidant la dispense de déclaration des sites web diffusant ou collectant des données à caractère personnel mis en œuvre par des particuliers dans le cadre d'une activité exclusivement personnelle.





Affichage des articles dont le libellé est renaissance. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est renaissance. Afficher tous les articles

lundi 5 décembre 2011

Juin 2012 Spectacle Historique les Drames et les Passions de la Renaissance au Château d'Ecouen

Anne de Montmorency... Seigneur d'Ecouen

Au Château d'Ecouen revivez l'histoire du XVIéme siècle

Une fabuleuses reconstitution historique 
Anne de Montmorency, Seigneur d’Ecouen - Drames et Passions de la Renaissance ce spectacle sera présenté les dimanches 3, 10, 17, 24 Juin et le dimanche 1 Juillet 2012 dans le parc du Château




L’association Autour de Leonardo propose un parcours-spectacle de 2h30 hors du commun.

Treize tableaux vous entraineront sur les traces du Connétable Anne de Montmorency, François  1er, Henri II, Catherine de Médicis, Léonard de Vinci , Diane de Poitiers et bien d'autres personnages historiques.


Des tableaux prestigieux: le sacre d'Henri II, le Tournoi de Chevalerie ou Henri II perdit la vie, la mort de Léonard de Vinci au Clos Lucé, le duel  du "coup de Jarnac", la vie, la musique, les danses à la cour de France, La captivité des enfants de France après la défaite de François 1er à Pavie
 


Mais plus encore un colporteur vous entrainera au cœur de la Renaissance et du peuple de France.Vous découvrirez la vie à la campagne, à la ville, dans un monastère du XVIéme siècle.

 
Ce spectacle écrit et mis en scène par Monique Potel Deriez qui a su fédérer autour d'elle les 500 figurants bénévoles de l'Association Autour de Léonardo qui sont tous acteurs de ce spectacle puis toutes les équipes qui font la maillage su spectacle.Celle qui réalise  les magnifiques décors, celle qui crée et gère les deux mille costumes, celle qui assure la logistique,celle qui veille à la la sécurité de tous,celle qui s'occupe de tous les accessoires , celle qui vous apporte le son du spectacle, celle qui vous accueille à l'entrée du Château, celle qui vous restaure avant le spectacle, celle qui vous permet de rapporter des souvenirs, celle qui vous désaltèrera avant après et entre les spectacles.


Des artistes professionnels tels que les cascadeurs équestres, des jongleurs, des escrimeurs de haut niveau et autres participent à la qualité et à la renommée de ce spectacle qui est inscrit et reconnu par la Fédération Française des Fêtes et Spectacles Historiques qui lui accorde son label qualité chaque année      
Site : http://www.fffsh.eu/?article249



Compagnie Scaramouche:http://scaramouche-cie.fr/


Compagnie Cheval Spectacle:http://www.chevalspectacle.com/?page=presentation

Sur réservation, vous pourrez  vous restaurer sur place, proche du restaurant vous trouverez diverses animations,une boutique Renaissance et un espace boissons, restauration rapide.

Cette année en achetant votre billet vous bénéficiez d'une entrée gratuite pour visiter le Château d'Ecouen Musée de la Renaissance (valable uniquement le jour du spectacle) sur simple présentation de ce dernier.
Site Internet du Musée de la Renaissance:http://www.musee-renaissance.fr/



Pour venir de la porte de la Chapelle 17 km 
lien et plan :http://fr.mappy.com/itinerary_homepage#d[]=Porte+de+la+Chapelle,+75018,+Ile-de-France,+France&d[]=Ch%C3%A2teau+d%27Ecouen,+95440,+Ecouen,+Ile-de-France,+France&endPos[y]=49.017558&endPos[x]=2.377331&ipo=1&p=itinerary

Pour venir avec les transports en commun. (vérifier les horaires)
lien et plan: http://fr.mappy.com/itinerary_homepage#d[]=Gare+du+Nord,+Ile-de-France,+France&d[]=Ch%C3%A2teau+d%27Ecouen,+95440,+Ecouen,+Ile-de-France,+France&endPos[y]=49.017558&endPos[x]=2.377331&lm=r&ipv=transport&iptm=metro-rer-bus-train-boat-tram&ipd=20110320&ipt=1210&p=itinerary

Rédaction  de la page Richard Blanc 
Crédit photos© Richard Blanc 
Spectacle conçu, réalisé et mis en scène par Monique Potel Deriez
Présidente de l'Association "Autour de Leonardo"
Site Ici  http://www.autourdeleonardo.com/


Une vidéo photos du spectacle





dimanche 24 octobre 2010

La compagnie des Passe-Volant joue dans le spectacle "Anne de Montmorency" chaque printemps organisé par l'association "Autour de Léonardo"

La compagnie des Passe-Volant joue dans le spectacle "Anne de Montmorency" chaque printemps organisé par l'association "Autour de Léonardo"


Ci dessous texte de présentation de la compagnie:
Notre Compagnie des Passe-Volant a pour seule ambition de divertir le public tout en se faisant plaisir. Regroupant des amateurs de théâtre de tous horizons, nous vous proposons des spectacles aussi variés que des soirées cabaret à la mode de Montmartre, des farces médiévales burlesques, des pièces classiques et contemporaines, etc.
Seuls la passion du théâtre et le plaisir de jouer ensemble nous motivent, car nous sommes des amateurs au sens noble où Jacques Copeau l'entendait :

"ceux qui aiment leur art avant tout"

Le site web de la Compagnie des Passe Volant c'est ici





Le diaporama de la dernière prestation de la compagnie des Passe-Volant dans le cadre du Festival de Théâtre de Groslay du 18 au 24 octobre 2010 patronné par Christian Marin


"Femmes sans Importance" pièce en 5 actes
Mis en scène par Martine et Philippe Deleuze

Ecouen Spectacle Historique Léonard de Vinci en France

Les Dernières années de Leonard de Vinci en France 1516-1519


En septembre 1515, le nouveau roi de France François Ier reconquiert le Milanais par la bataille de Marignan. En novembre 1515, Léonard se penche sur un nouveau projet d’aménagement du quartier Médicis à Florence. Le 19 décembre, il est présent à Bologne pour la réunion entre François Ier et le pape Léon X. Francois Ier charge Léonard de concevoir un lion mécanique pouvant marcher et dont la poitrine s'ouvre pour révéler des lys. On ne sait pas pour quelle occasion ce lion a été conçu, mais il peut avoir été lié à l'arrivée du roi à Lyon ou aux pourparlers de paix entre le roi et le pape[Note 13].
Il part travailler en France en 1516 avec son assistant artiste peintre Francesco Melzi et Salai où son nouveau mécène et protecteur, le roi de France François Ier l’installe au manoir de son enfance, le clos Lucé, à proximité du château d'Amboise, la demeure de l'époque du roi, en tant que « premier peintre, premier ingénieur et premier architecte du roi »[7] avec une pension annuelle de mille écus. Peut-être à la cour de France, s'intéressait-on plus au peintre, à l'artiste qu'à l'ingénieur et, jusque là, seuls des Français s'étaient attachés l'illustre Florentin en qualité d'artiste : en Italie il n'avait jamais été engagé que comme ingénieur. En lui donnant le clos Lucé, François Ier dit à Léonard : « Fais ce que tu veux ». Il n'est pas le premier artiste à recevoir cet honneur ; Andrea Solario et Fra Giovanni Giocondo l'avaient précédé quelques années avant[25]. François Ier est fasciné par Léonard de Vinci et le considère comme un père. Le manoir et le château d'Amboise étaient d'ailleurs reliés par un souterrain permettant au souverain de rendre visite à l’homme de science en toute discrétion. Léonard projette la construction d’un nouveau palais à Romorantin avec le détournement d’un fleuve dans la Sauldre. Il esquisse un projet de canal entre la Loire et la Saône et organise des fêtes, comme celle que le roi donne au château d'Argenton en octobre 1517 en l'honneur de sa sœur.

Le 23 avril 1519, Léonard de Vinci, malade depuis de longs mois, rédige son testament devant un notaire d’Amboise. Il demande un prêtre pour recevoir sa confession et lui donner l'extrême onction. Il est emporté par la maladie le 2 mai 1519, au Clos Lucé, à l’âge de 67 ans. La tradition selon laquelle il mourut dans les bras de François Ier repose peut-être sur une interprétation erronément littérale d'une épitaphe rapportée par Giorgio Vasari dans l'édition de 1550 des Vite, mais qui ne figure plus dans celle de 1568[30]. Cette épitaphe, qui n'a jamais été vue sur aucun monument, contient les mots « Sinu Regio », qui peuvent signifier, au sens propre sur la poitrine d'un roi, mais aussi, dans un sens métaphorique, dans l'affection d'un roi, et peuvent n'être qu'une allusion à la mort de Léonard dans un château royal. De plus, à cette époque, la cour est au château de Saint-Germain-en-Laye, où la reine accouche du roi Henri II de France, le 31 mars, et les ordonnances royales données le 1er mai sont datées de cet endroit. Le journal de François Ier ne signale d'ailleurs aucun voyage du roi jusqu’au mois de juillet. Pour finir, l’élève de Léonard de Vinci, Francesco Melzi, auquel il lègue ses livres et ses pinceaux et qui est dépositaire de son testament, écrit au frère du grand peintre une lettre où il raconte la mort de son maître. Pas un mot n’y fait allusion à la circonstance mentionnée plus haut qui, si elle avait été avérée, n’aurait certainement pas été oubliée.
Selon ses dernières volontés, soixante mendiants suivent son cortège et il est enterré à la chapelle Saint-Hubert, qui est dans l’enceinte du château d'Amboise et domine la ville.
Léonard de Vinci, toute sa vie célibataire et n’ayant jamais eu ni femme ni enfants, lègue l’ensemble de son œuvre considérable pour la faire publier à son disciple préféré et élève depuis ses 10 ans, Francesco Melzi. Il lui offre notamment ses manuscrits, carnets, documents et instruments. Après l’avoir accompagné en France, il reste près de Léonard de Vinci jusqu’à sa mort et gère son héritage pendant les cinquante années suivant la mort de son maître. Cependant, il ne publiera rien de l'œuvre de Léonard et de nombreuses peintures, dont la Joconde, se trouvaient encore en sa possession dans son atelier. Les vignes de Léonard seront divisées entre Salai, un autre élève et disciple très apprécié par Léonard et entré à son service à l’âge de 15 ans, et son servant Battista di Vilussis. Le terrain sera légué aux frères de Léonard, et sa servante reçut un manteau noir à bords de fourrure.
C'est le début de la dispersion et de la perte des deux tiers des cinquante mille documents originaux multidisciplinaires rédigés en vieux toscan et cryptés par Léonard de Vinci. Chaque carnet, manuscrit, page, croquis, dessin, texte et note est considéré comme une œuvre d’art à part entière. Il ne resterait que treize mille documents environ.
Vingt ans après la mort de Léonard, François Ier dira au sculpteur Benvenuto Cellini : « Il n'y a jamais eu un autre homme né au monde qui en savait autant que Léonard, pas autant en peinture, sculpture et architecture, comme il était un grand philosophe. »
© Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Leonardo da Vinci » 

Le spectacle du Clos Lucé en 2004

mardi 28 septembre 2010

Spectacle Château Ecouen Présentation de l'Association Autour de Léonardo

Autour de Leonardo : le Projet 

En plus de la création et de la production de spectacles (Son et Lumière, avec " Leonardo ou Tout le Génie du Monde", et Parcours-Spectacle avec "Fenêtre sur la Renaissance puis " Anne de Montmorency, Seigneur d’Ecouen") l’Association intercommunale "Autour de Léonardo", s’est fixée trois objectifs majeurs :
- Valoriser le Patrimoine en participant à la mise en valeur du Château d’Ecouen, Musée National de la Renaissance.

- Favoriser les rencontres entre personnes de générations, de sensibilités et 
de villes différentes autour d’un projet culturel intercommunal en tentant d’y associer toutes personnes en situation d’exclusion.
- Créer une animation et une dynamique en rassemblant les établissements scolaires, les associations, les structures culturelles et tous les habitants quels qu’ils soient, autour du thème de la Renaissance.

JPEG - 194.2 ko
De fait, c’est un grand Projet à dimension Humaine et Sociale
Parce que nous croyons que, fondamentalement, c’est aussi par la Culture que passe le travail d’insertion sociale, parce que nous sommes convaincus qu’un projet comme le nôtre est d’abord créateur de lien social avant d’être un spectacle, nous avons à cœur de développer notre action avec cette sensibilité.

Dimension humaine :


- Près de 600 personnes venues de plus de 100 communes différentes et de 6 départements (95, 93, 60, 78, 92 et 75).
-  Près de 600 personnes de tous âges :
-  Près de 600 personnes issues de tous milieux.
-  Près de 600 personnes appelées à se découvrir des talents, appelées à partager une forte convivialité tout au long de l’année, avec plusieurs grands temps forts au-delà de la période du spectacle. Des hommes et des femmes qui sortent de leur solitude, des veufs ou des veuves qui retrouvent goût à la vie, des dépressifs qui reprennent espoir et qui s’émerveillent de leur propre réalisation (couture, décor, organisation)

JPEG - 413.8 ko

 Dimension Sociale :

Chaque année, nous cherchons à développer des projets dans plusieurs directions :


PNG - 109.8 ko
 Attaque surprise

Les projets scolaires :
-  En 2007, par exemple, nous avons pu développer, avec l’aide des enseignants concernés, un grand projet avec l’école primaire Alphonse Daudet d’Ermont qui a pris pour thème central de l’année scolaire, la Renaissance et Léonard de Vinci afin de la décliner dans toutes les disciplines. Tous les élèves, chacun à leur niveau, ont travaillé sur ce thème, avec un déplacement au Clos Lucé, un travail sur les arts plastiques de l’époque, un travail sur les danses pour lequel nous sommes intervenus avec une démonstration de danses Renaissance, le tout couronné par la présence à l’un de nos spectacles de juin 2007.
-  Chaque année, nous travaillons avec le lycée professionnel Ferdinand Buisson d’Eaubonne auquel nous confions une partie de nos plus beaux costumes à nettoyer : c’est une occasion pour les élèves de la section « Teinturerie, Pressing » d’étudier la confection des costumes de cette époque et aussi de montrer leur beau travail lors des journées portes ouvertes. Bien entendu, ces élèves furent nos invités au spectacle.

-  En 2007, un lycée de Villiers le Bel a participé et travaillé au tournage d’un film portant sur l’époque Renaissance. A l’occasion du prêt de costumes que nous avons fait, les élèves ont travaillé sur la confection de nos costumes par des bénévoles, filmé une partie du travail et élèves furent nos invités au spectacle.

JPEG - 313.7 ko

Volonté d’insertion
Pour la confection de certains accessoires ainsi que pour la confection des badges d’entrée de nos acteurs figurants, nous avons fait appel à un CAT (ESAT)de Villiers le Bel qui a mis ces deux activités à son programme d’activités annexes. Deux des membres de ce CAT (ESAT), à mobilité réduite, sont par ailleurs figurants dans notre spectacle.


 Notre façon de lutter contre l’exclusion :  


Chaque année, en partenariat avec l’Association Culture du Cœur, nous réservons entre 5% et 10% de places pour les offrir aux personnes qui, faute de moyens financiers, sont exclus de la culture et n’ont jamais l’occasion d’assister à un spectacle. Les retours que nous en avons nous encouragent à poursuivre cette collaboration comme en témoigne l’Association Culture du Cœur du Val d’Oise dans son rapport annuel. 
Crédit photos : Christophe KERMARREC

Source du texte et des photos : http://www.autourdeleonardo.com/Autour-de-Leonardo-le-projet.html
Site de l'Association ici

Septembre 2010
Présence de l'Association aux journées du Patrimoine au Château d'Ecouen les 18 et 19 septembre 2010 puis à la foire de Domont le 25/26 et 27 septembre 2010 pour la promotion du spectacle "Anne de Montmorency" au château d'Ecouen en 2011
 Crédit photos :Richard Blanc

samedi 18 septembre 2010

Spectacle Château Ecouen Renaissance Guerre de Religions 1559 l' Édit d'Écouen



Le Château d'Ecouen, résidence d'Anne de Montmorency 
La France du XVIème siècle et la Religion
Édit d'Écouen
L'Edit d'Écouen est un acte promulgué par le Roi de France Henri II le 2 juin 1559 afin de réprimer sévèrement l'hérésie calviniste. Il est pris avant le début des guerres de religion du XVIe siècle, et aura une influence certaine sur le déclenchement de celles-ci.
 Henri II
C'est sous le règne d'Henri II que la réforme protestante se développe en France. Le Roi, fervent catholique, décide rapidement de prendre des mesures pour limiter l'extension de la nouvelle religion. Ainsi les Edits de Paris puis de Chateaubriand (1549 et 1551) développement entre autres les pouvoirs des juges catholiques pour condamner les hérétiques. Ils sont complétés par l'Edit de Compiègne du 24 juillet 1557 qui accentue encore la répression par les tribunaux publics, y compris envers les catholiques aidant ou hébergeant des protestants. Néanmoins l'Inquisition n'est pas rétablie dans le Royaume, du à un conflit d'Henri II avec le Pape Jules III.


Henri II est conseillé par Diane de Poitiers, sa favorite, qui a eu beaucoup d'influence sur lui. Véritable femme d'État, et catholique convaincue, elle poussera toujours le Roi à la plus grande fermeté envers les "hérétiques".

Malgré la persécution et le nombre croissant de procès en hérésie, le protestantisme ne cesse de se développer en France, y compris chez les nobles. En septembre 1557, une émeute menée par les réformés éclate à Paris, rue Saint-Jacques. Henri II est victime d'une tentative d'assassinat, mais il ne sera pas prouvé que c'était l'œuvre des protestants puisque l'homme est immédiatement exécuté.

Suite à ces troubles religieux de son règne.Henri II, le Roi, en villégiature au château d'Ecouen, (demeure du Connétable Anne de Montmorency), promulgue l' Édit d'Ecouen.

L'Edit est promulgué le 2 juin 1559 à Ecouen. Il stipule que tous les protestants révoltés ou en fuite doivent être abattus sans procès. L'Edit d'Ecouen sort ainsi du cadre légal, ce qui constitue une rupture avec les édits précédents.

Dans le même temps que l'Édit, Henri II rédige une suite de courriers, "les lettres d'Ecouen", qui donnent mission à certains notables de traquer les réformés.

Cet acte révolte une partie du Parlement, dont certains membres ont pris le parti de la Réforme. Le 10 juin, Henri II se rend à la séance plénière du Parlement de Paris pour tenir un lit de justice afin de faire enregistrer l'édit. A cet occasion plusieurs Parlementaires protestent publiquement. Henri II ordonne que les Parlementaires critiques soient embastillés. La plupart se rétracteront et seront libérés, à l'exception d'Anne du Bourg, fervent calviniste. Il sera pendu puis brûlé en place de Grève.

L'Edit d'Ecouen et le supplice d'Anne du Bourg sont clairement les préludes des guerres de religion.


 Exécution d'Anne de Bourg (1559)

De façon générale, les Édits du Roi étaient mal appliqués du fait de la faiblesse des structures administratives et judiciaires dans un Royaume encore peu centralisé. De plus, une partie des officiers convaincus par la Réforme, n'appliqueront volontairement pas les actes royaux. Et c'est justement parce que les édits n'ont que peu d'effet qu'il se produira une escalade dans la brutalité de la persécution exigée par Henri II.

Henri II meurt accidentellement quelques mois après l'Édit d'Ecouen, événement qui permettra à Catherine de Médicis d'ouvrir une régence au nom au jeune Charles IX. Pour trouver une conciliation entre protestants et catholiques, elle écartera les Guise du pouvoir, provoquant de nombreux conflits à la Cour. Les Guise et les Montmorency, les deux grandes Maison rivales du Royaume auront une grande influence dans les guerres de religion. Si tous les Montmorency ne sont pas protestants, ils profiteront du conflit pour s'en prendre aux Guise, meneurs du parti catholique.

Malgré les édits de Catherine de Médicis défendant la liberté de culte, la marche à la guerre devient inéluctable après le massacre de Wassy (74 protestants assassinés par François de Guise).

Source Wikipedia® 

Le Tournoi  de la Place Royale (juin 1559)




Le 30 juin 1559, le roi de France Henri II organise un tournoi
(jeu qui permet de s'entraîner), devant l'hôtel des Tournelles
(près de l'actuelle place des Vosges), en l'honneur de deux
mariages - celui de la sœur du roi Henri II, Marguerite avec
Emmanuel-Philibert - duc de Savoie -, et celui d'Élisabeth
sa fille avec Philippe II d'Espagne - conclus quelques semaines
plus tôt au Traité de Cateau-Cambrésis (3 avril 1559).

Henri II, bien que de constitution très robuste et habituellement
fort adroit aux exercices des armes, est grièvement blessé
à la tête, le 30 juin 1559, par la lance du comte Gabriel
de Montgomery qui pénètre à travers la visière du casque
du roi : "Un gros éclat frappa le front au-dessous du sourcil
droit et déchirant la chair, vient s'enfoncer dans un coin
de l'œil gauche; plusieurs fragments percèrent
l'œil même; l'os frontal ne fut pas touché...". Après avoir lavé la
plaie au blanc d'œuf, les médecins administrent au roi une potion
faite de rhubarbe et de camomille.

Les meilleurs chirurgiens sont requis pour traiter le souverain.
Paré et Vésale au chevet du roi
©Richard Blanc

mardi 14 septembre 2010

La Renaissance et La Chasse aux Hérétiques(1) De François 1er à Henri II jusqu'au massacre de la Saint Barthélemy (24 août 1572)

François 1er


La Chasse aux Hérétiques(1)
De François 1er à Henri II jusqu'au massacre de la Saint Barthélemy (24 août 1572)


La Chambre Ardente au XVIème siècle (1535)

La liberté de conscience en France sous François 1er et Henri II (1540-1550)

La Chambre ardente a été à différentes époques en France un tribunal extraordinaire qui prononçait des peines très sévères, habituellement la mort par le feu. Cette commission a été appelée « chambre ardente », car les procès se tenaient dans une pièce tendue de noir et éclairée par des torches ou des bougies.

L'INSTITUTION DE LA "CHAMBRE ARDENTE"(8 octobre 1547)

 Le jour de son sacre, Henri II est exhorté par le cardinal de Lorraine à défendre l'Eglise contre les périls qui la menacent : "Il ne doit pas être uniquement le roi de France, mais encore, ce qui n'appartient qu'aux rois français, le prêtre et comme le serviteur public du Dieu tout puissant". Telle est bien l'intention du roi qui, le 8 octobre 1547, institue au Parlement de Paris une "Chambre ardente" chargée d'instruire les procès d'hérésie.

Jean Calvin

Dans les premières décennies du XVIème siècle, les thèses de Martin Luther et de Jean Calvin se sont répandues dans toute l'Europe, et les adeptes de la Réforme protestante sont de plus en plus nombreux. Avec l'avènement d'Henri II, la répression contre les huguenots "hérétiques" se durcit considérablement. Soucieux "d'exterminer" les rebelles au dogme de l'Eglise romaine, le roi institue une chambre spécialement chargée d'instruire les procès d'hérésie. Cette juridiction d'exception ne se verra attribuer le qualificatif "d'ardente" que plus tard, après qu'elle aura prononcé maintes condamnations au bûcher. Esprit étroit et vindicatif, Henri II est encore plus porté que François 1er à considérer les protestants comme des ennemis à la fois de la religion et de l'Etat. Il ne connaît pas les hésitations qui ont marqué le début du règne de son père, et la Chambre ardente doit fonctionner "tant que les erreurs dureront dans tout le royaume".


Martin Luther (1532)
La Chambre ardente est dirigée par deux présidents en cour de Parlement, François de Saint André et Pierre Lizet, et réunit quatorze conseillers, issus de la Grand Chambre ou des Enquêtes. Elle n'est compétente que pour la région de Paris, les pays de la Loire, la Normandie, la Picardie et la Champagne. A la différence de l'Espagne, les inquisiteurs de la foi, nommés par le Saint Siège, sont placés sous la juridiction des tribunaux royaux : depuis le concordat de Bologne de 1516, l'Eglise de France est subordonnée au pouvoir royal, qui a pour mission de protéger et d'imposer la doctrine officielle.
Les premiers arrêts de la Chambre ardente sont rendus en mai 1548. Comme le désire l'Eglise, qu'il sert avec zèle, François de Saint André s'efforce d'obtenir que les "accusés" se rétractent, les oblige à faire amende honorable et leur inflige des peines diverses, mais signe peu d'arrêts de mort. Pierre Lizet, lui, se montre d'autant plus féroce qu'il se pique de théologie, à laquelle il n'entend pourtant rien, et prononce des verdicts d'une sévérité implacable.
Le premier procès de grande envergure se déroule le 28 juin 1548 et concerne l'Eglise secrète de Langres, en Champagne. Pendant plusieurs années, le Tourangeau Robert Lelièvre a défié les inquisiteurs, évangélisant Bourges, Sens, Blois et même Angers. Mais il est tombé avec plusieurs de ses "complices" entre les mains de la justice. Les habitants de Langres sont pour la plupart impliqués dans cette affaire, qui se conclut par deux autodafés, l'un de quatre bûchers, place Maubert, à Paris, le 1er août, l'autre de huit bûchers, à Langres, le 3 septembre. De nombreux huguenots doivent faire amende honorable, et la maison où ils se réunissaient à Langres est rasée.

Henri II


La Chambre ardente s'occupe aussi de censure. Le 15 mai 1548, le chancelier de l'Université obtient la condamnation explicite des Bibles de l'humaniste et imprimeur Robert Estienne et leur inscription à l'index. La possession de livres interdits, au premier chef L'Institution chrétienne de Calvin, manifeste de la Réforme, est réprimée au même titre que les réunions de prières. Les condamnations vont de l'amende honorable, pieds nus, en chemise et un cierge à la main, au bûcher pour les "obstinés" qui persistent dans leur foi, en passant par la fustigation et le bannissement avec confiscation des biens. A l'origine des procès il y a presque toujours une dénonciation. La motivation des délateurs (qui évitent cependant d'accuser faussement des gens trop puissants dont, s'ils étaient innocentés, la vengeance serait terrible) n'est pas étrangère au fait qu'ils récupèrent les biens des condamnés...
La Chambre ardente fonctionne jusqu'en janvier 1550, date à laquelle Henri II pense avoir éradiqué les idées dangereuses, et rares sont alors à la Cour ceux qui avouent leurs sympathies pour la Réforme. En moins de deux ans, elle a prononcé près de cinq cents arrêts, dont soixante condamnations à mort. Les protestants les plus fortunés, comme Théodore de Bèze qui deviendra le collaborateur de Calvin, se réfugient à Genève. Mais ceux qui les aident à quitter le royaume risquent eux aussi le bûcher. Parmi les "coupables" d'hérésie figurent quantité de gens instruits, plutôt des marchands et des artisans que de riches bourgeois, et bon nombre de religieux, des prêtres comme des moines. C'est bien le signe que la Réforme sort des entrailles même de l'Eglise catholique. Luther n'était-il pas un moine augustin?


LA JUSTICE DE L'EGLISE

Contrairement au bas clergé, au sein duquel la Réforme a fait de nombreux adeptes, le haut clergé est mécontent de la création et des pouvoirs de la Chambre ardente. Déterminé à éradiquer "l'hérésie" et très attaché à ses privilèges, il obtient du roi, par l'édit de Paris du 19 novembre 1549, le rétablissement de son pouvoir juridictionnel. Dorénavant, les magistrats laïcs, baillis, sénéchaux et juges présidiaux, n'auront plus que le droit d'information et de prise de corps, et devront renvoyer les suspects devant les tribunaux ecclésiastiques. Y compris dans les cas simples, c'est à dire lorsque l'hérésie n'est pas publique et procède plus de l'ignorance, de l'erreur que "de vraie malice ou volonté de se séparer de l'union de l'Eglise".

© 2002 cliannaz@noos.fr

Colporteur XVIéme siècle
Histoire du premier Président du Parlement de Paris

Le  Premier Président du Parlement de Paris, entre 1529 et 1549, et co-fondateur de la Chambre Ardente, de sinistre mémoire (elle fonctionna de 1535 à 1560)

Pierre Lizet (1482-1554), Premier Président du Parlement de Paris

Pierre Lizet fut un éminent magistrat, Premier Président du Parlement de Paris, entre 1529 et 1549, et co-fondateur de la Chambre Ardente, de sinistre mémoire (elle fonctionna de 1535 à 1560).

Pierre Lizet est né en 1482 à Villemur, près de Salers, dans l’actuel Cantal, fils de Béraud Lizet et d’Isabelle de Chazettes. Son père étant licencié en "chacun droit" et avocat de la Duchesse de Bourbonnais, il suit la même voie avant de devenir docteur en droit civil et en droit canon, puis avocat au Parlement de Paris, certainement parrainé par Antoine Duprat, lui-même protégé de Louise de Savoie, mère de François Ier.

Malgré son latin "qui se ressentait aussi de la montagne et rappelait moins Rome que Clermont-Ferrand, Lizet est consulté pour les affaires de la ville de Paris, puis remarqué par le roi Louis XII qui le nomme conseiller-clerc au Parlement (charge confirmée en 1515 par François Ier). Du 29 juillet 1517 à 1529, il sera Premier Avocat du roi François Ier.

En 1520, il est chargé d’une réforme des hôpitaux parisiens, puis, en 1531, il est chargé d’enquêter sur la condition des enfants à l’Hôtel-Dieu de Paris. Enfin, en 1538, il a en charge la révision et la rédaction des Coutumes du Berry, en collaboration avec Pierre Mathé.

Il épouse Jeanne Henart, fille de Jean, trésorier-payeur du Parlement de Paris.

A la mort de Jean de Selve, le 10 décembre 1529, il est enfin reçu Premier Président au Parlement de Paris (le 20), ce qui lui ouvre les portes de la Haute Noblesse. Son zèle lors du procès du Connétable de Bourbon aurait convaincu le roi de lui offrir cette charge suprême.

Il connaîtra alors de nombreuses affaires célèbres, dont le divorce d’Henri VIII, roi d’Angleterre.

Il est également l’un des fondateurs de la Chambre Ardente, et manifeste alors un certain fanatisme à l’encontre des Protestants (selon Mr  Michaud. Cette chambre reste officieuse et n’aurait été mentionnée que par allusion dans un édit royal du 19 novembre 1549. Elle inaugure plusieurs années de terreur, mais rien ne permet de mesurer l’arbitraire dont aurait fait preuve Lizet. Certains auteurs ont affirmé qu’il aurait eu soin de condamner systématiquement les hérétiques déférés, d’autres sont plus nuancés. Beze (cf supra) figure parmi les victimes célèbres de cette chambre.

Lizet est alors au faite de sa gloire et préside même une procession expiatoire, le 4 juillet 1549, entre la Sainte-Chapelle et Saint-Paul, lors des fêtes dites de la "joyeuse entrée" d’Henri II et de Catherine de Médicis.

Il est ensuite invité au festin organisé dans les locaux épiscopaux, avant d’assister, avec les autres convives, aux bûchers et pendaisons constituant manifestement le clou des festivités, juste après le dessert.

Mais l’euphorie de Pierre Lizet sera de courte durée. Quelques semaines à peine après ces ripailles mystiques, il tombe en disgrâce. Non pas qu’il ait fauté dans son comportement docile, mais la nouvelle favorite du roi, Diane de POITIERS, a besoin de placer ses proches à des postes clef du pouvoir, et elle ne peut attendre la mort des occupants des dits postes.

Le prétexte fut tout trouvé lorsque Lizet refuse à plusieurs reprise de donner au duc de GUISE le titre de Prince, et qu’il ne s’effaça pas face au Cardinal de LORRAINE alors que celui-ci présidait le Grand Conseil.

Pierre Lizet perd sa charge au bénéfice du languedocien Jean Bertrandl. Il est alors nommé Abbé de Saint-Victor.

Devenu veuf, il utilise ce qui lui reste de fortune pour fonder un hôtel-dieu à Salers.

Il meurt le 7 juin 1554.



La vidéo du tournoi de chevalerie dans le spectacle "Anne de Montmorency"



A Paris près de l'actuelle place des Vosges, Henri II organisa une fête le 30 juin 1559 en l'honneur du mariage d'Élisabeth sa fille avec Philippe II d'Espagne. La foule arriva pour assister au tournoi organisé pour cette occasion. Henri II battit le duc de Nemours et celui de Guise. Il voulut un troisième assaut. Pour ce troisième assaut, Henri II rencontra Gabriel de Montgomery (1530-1574, capitaine de sa Garde écossaise. Les deux adversaires se heurtèrent violemment et le roi faillit tomber. Furieux, Henri II voulut un deuxième affrontement. Montgomery était prêt à s'avouer vaincu, la reine supplia le Roi de ne pas continuer. Mais Henri II déterminé, ne changea pas de position.

dimanche 22 août 2010

Histoire de France le XVIème siècle et Les remerciements de l'association au public

Les remerciements de l'association au public 4 juillet 2010



Spectacle Historique au Château d'Ecouen
envoyé par little2804. - La vie de famille à travers le monde en vidéo.


Histoire de France le XVIème siècle

Le XVIème siècle est dominé par l'éblouissement de la Renaissance. Les chevauchées de Charles VIII et de Louis XII en Italie leur avaient permis de découvrir un univers prestigieux. A leur retour , une évolution commença en France. La civilisation prit une forme nouvelle dans l'admiration de l'Antiquité. Les lois dynastiques voulurent que le jeune François 1er, héritier de Louis XII en 1515, fût un ami du beau. Son goût pour la magnificence va contribuer à l'épanouissement des arts. Il attire en France peintres et architectes, le pays se couvre de châteaux. Sous son influence, on assiste à un véritable renouveau intellectuel ? Ecrivains et lettrés jouissent d'une protection constante. En même temps, un besoin de rénovation religieuse se fait sentir. L'Humanisme chrétien prépare le terrain de la Réforme. De Genève, le Calvinisme va se répandre en France malgré le Concile de Trente, qui, au milieu du siècle, raffermira la doctrine catholique.

Parallèlement à cette évolution d'autres transformations s'effectuent. L'afflux du métal précieux permet le développement du grand commerce et de l'industrie. Les bourgeois s'enrichissent, achètent des terres et des offices. Grâce à l'hérédité des charges, une noblesse de robe apparaît à côté de la noblesse d'épée. Attirés par la cour, les anciens féodaux gravitent maintenant dans l'entourage du Roi. Le concordat de Bologne assure d'autre part la docilité du clergé à l'égard de la monarchie dont le pouvoir s'affirme, tandis que se perfectionnent les organes du gouvernement.

François 1er se heurte pourtant à de graves difficultés extérieures. Malgré le brillant succès de Marignan, au début du règne, la puissance du nouvel Empereur Charles Quint, dont les territoires encerclent le royaume, constitue un grave danger. Les guerres se succèdent, souvent malheureuses, entrecoupées de trêves qui ne terminent rien. Pour parer au danger, le Roi doit faire appel aux princes protestants d'Allemagne et même s'allier aux Turcs. Son fils Henri II continuera la lutte contre la Maison d'Autriche et connaîtra lui aussi des heures dramatiques, mais réussira à agrandir le Royaume de Calais et des trois évêchés Lorrains.

Plus difficiles encore seront pour Henri II les problèmes nés de la Réforme. Sous le règne de François 1er la répression demeurait sporadique. Plus intolérant que son père, le nouveau roi accumule les interdictions contre l'hérésie, tandis que s'allument les bûchers. A sa mort, survenue accidentellement, la France ne va pas tarder en tomber en convulsion. Catherine de Médicis, qui exerce son influence pendant le court passage de François II sur le trône, prend la régence au nom de son second fils, Charles IX, qui n'a pas de convictions religieuses très marquées. Elle souhaite la conciliation, mais, les passions s'exacerbant, elle n'hésitera pas à faire couler le sang. La plus cruelle des guerres civiles se déchaîne au nom de la religion, chaque camp faisant appel à l'étranger. Les édits de pacification demeurent lettre morte : à peine éteint le conflit se rallume, la lutte déchire les villages et les familles. Le comble de l'horreur étant marqué par les massacres de la Saint Barthélémy (24 août 1572).

Sous Henri III, la question dynastique se mêle aux passions religieuses : l'autorité royale et l'unité nationale sont menacées. La Ligue, menée par Henri du Guise (qui refuse au protestant Henri de Navarre le titre d'héritier du trône) affirme sa volonté de défendre non seulement le catholicisme mais les libertés traditionnelles. Après l'exécution du Duc de Guise par ordre d'Henri III, en 1588, et l'assassinat de celui-ci par un moine exalté, Henri de Navarre, devenu Henri IV devra combattre les troupes de la Ligue soutenues par les armées espagnoles.

© cliannaz@free.fr