Drames et Passions de la Renaissance



Le Musée de la Renaissance se situe à Ecouen.Il abrite toutes les collections du XVIiéme siècle.L'Association °Autour de Léonardo° anime tous les ans durant deux mois les jardins du"Château d'Ecouen" avec son spectacle historique d'une durée de 2h30 en 13 tableaux.Il a pour thème la Renaissance et ses personnages historiques: François 1er, Henri II, Anne de Montmorency, Léonard de Vinci,Catherine de Médicis,les danses à la cour de France, la vie des campagnes, la vie à la ville, la vie au monastère, un magnifique tournoi de Chevalerie et des duels dont le fameux "coup de Jarnac" et bien d'autres scènes.Un colporteur du XVIéme siècle vous transportera de scène en scène en vous narrant l'histoire de France.Cette année 2011 en accord avec le Musée de la Renaissance vôtre billet vous permettra de visiter dès le matin le Château d'Ecouen demeure du Connétable de Montmorency Bienvenue au XVIiéme siècle.
Richard ( le tavernier de la ville)





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mardi 1 mars 2011

La Vie du Roi Henri II au Spectacle Historique d'Ecouen

Henri II





Henri II

Henri II
naît le 31 mars 1519. C'est le quatrième enfant de François Ier et son
deuxième fils. Il a le titre de duc d'Orléans. Son père, François Ier,
est mis en prison par Charles Quint. Libéré en 1526 par
la signature du traité de Madrid, ses deux fils, François et Henri,
sont emprisonnés à sa place. Ils seront libérés en 1529, après la
signature de la paix des Dames. Une rançon de deux millions d'écus d'or
est versée. Les enfants regagnent Paris le 1er juillet.

A l'âge de quatorze ans, en 1533, il connaît une passion avec Diane de
Poitiers, de vingt ans son aînée. C'est elle qui lui fait son éducation
sentimentale. Elle exercera une forte influence sur Henri II lorsqu'il sera roi.


Aussi, quelques mois plus tard, il épouse Catherine de Médicis, sans
grand enthousiasme. Du mariage avec Catherine sont nés dix enfants, dont
deux mort-nés et un garçon mort prématurément.


François Ier meurt en 1547. Henri II devient roi. Il confie les postes clés à ses amis et à ceux de Diane de Poitiers, dont le connétable de Montmorency, auparavant disgracié.


Henri II souhaite prolonger la politique extérieure de son père. Il est
conseillé en cela par François de Guise, duc de Guise, et Charles de
Guise, archevêque de Reims.
En politique étrangère, Henri II se montre agressif. Le règne de Henri II est marqué par la poursuite de la lutte entre le roi de France et le dernier champion de la chrétienté, Charles Quint.
Après l'équilibre des forces instauré par la paix de Cambrai, le moment
paraît favorable au premier.
Le passage des trois quarts des pays
allemands au protestantisme et les difficultés financières des Pays-Bas,
porteurs jusque vers 1540 de l'essentiel de l'effort de guerre de Charles Quint,
donnent enfin à la puissance française l'espoir de l'emporter.
La
campagne de 1552, menée avec une armée de quelque trente-cinq mille
hommes permet au protégé du clan de Diane, François de Guise, de
s'emparer du gage des Trois-Évêchés (Toul, Metz et Verdun). Voulue par
Catherine et conduite par son cousin Strozzi, l'expédition française en
Italie, destinée aussi à faire contrepoids aux succès des Guise, échoue à
la bataille de Marciano.
Concentrant tous ses moyens, Philippe II
mobilise en 1557 une formidable armée de cinquante mille hommes,
multitude encore jamais rassemblée.
La victoire de Saint-Quentin est
écrasante. L'armée espagnole déferle jusqu'à Noyon, s'empare de
Saint-Quentin, de Hamm, du Châtelet, etc., mais elle ne peut remporter
une victoire décisive. Guise en profite pour prendre Calais en 1558,
d'où le traité de Cateau-Cambrésis (3 avril 1559). La France conserve
Calais et les trois évêchés mais se sépare de la Savoie et du Piémont,
renonçant à l'Italie et à ses rêves dans ce pays ébauchés avec Charles
VIII.


Sur le plan intérieur, poursuivant la répression accrue à la fin du règne de son père, François Ier, Henri II,
encouragé par Diane de Poitiers, créé une chambre spéciale chargée de
combattre les réformés.
Elle sera surnommée “chambre ardente”, envoyant
au bûcher ceux qu'elle condamne. Plusieurs édits faits en 1551 et 1559
réglementent très fermement les relations avec les protestants et la
punition de ceux-ci surpris à exercer leur culte ou toute personne en
relation avec eux.

Henri II organise une fête le 30 juin 1559. A Paris il fait très chaud.
Mais la foule arrive pour assister au tournoi organisée pendant
celle-ci. Henri II bat le duc de Nemours et celui de Guise. Il veut un troisième assaut. Pour ce troisième assaut, Henri II
rencontre Gabriel de Montgomery. La lance de Montgomery pénètre à
travers la visière du casque du roi. Celle-ci a touché le cerveau
d'Henri II. Ambroise Paré ne pourra rien faire pour sauver le roi.

Il meurt de la suite de cette blessure, après dix jours de profondes douleurs, le 10 juillet 1559.

Source : Le Louvre
Cliquez ici pour voir un clip vidéo du spectacle d'Ecouen





Une vidéo photos du spectacle

dimanche 24 octobre 2010

La compagnie des Passe-Volant joue dans le spectacle "Anne de Montmorency" chaque printemps organisé par l'association "Autour de Léonardo"

La compagnie des Passe-Volant joue dans le spectacle "Anne de Montmorency" chaque printemps organisé par l'association "Autour de Léonardo"


Ci dessous texte de présentation de la compagnie:
Notre Compagnie des Passe-Volant a pour seule ambition de divertir le public tout en se faisant plaisir. Regroupant des amateurs de théâtre de tous horizons, nous vous proposons des spectacles aussi variés que des soirées cabaret à la mode de Montmartre, des farces médiévales burlesques, des pièces classiques et contemporaines, etc.
Seuls la passion du théâtre et le plaisir de jouer ensemble nous motivent, car nous sommes des amateurs au sens noble où Jacques Copeau l'entendait :

"ceux qui aiment leur art avant tout"

Le site web de la Compagnie des Passe Volant c'est ici





Le diaporama de la dernière prestation de la compagnie des Passe-Volant dans le cadre du Festival de Théâtre de Groslay du 18 au 24 octobre 2010 patronné par Christian Marin


"Femmes sans Importance" pièce en 5 actes
Mis en scène par Martine et Philippe Deleuze

mardi 28 septembre 2010

Spectacle Château Ecouen Présentation de l'Association Autour de Léonardo

Autour de Leonardo : le Projet 

En plus de la création et de la production de spectacles (Son et Lumière, avec " Leonardo ou Tout le Génie du Monde", et Parcours-Spectacle avec "Fenêtre sur la Renaissance puis " Anne de Montmorency, Seigneur d’Ecouen") l’Association intercommunale "Autour de Léonardo", s’est fixée trois objectifs majeurs :
- Valoriser le Patrimoine en participant à la mise en valeur du Château d’Ecouen, Musée National de la Renaissance.

- Favoriser les rencontres entre personnes de générations, de sensibilités et 
de villes différentes autour d’un projet culturel intercommunal en tentant d’y associer toutes personnes en situation d’exclusion.
- Créer une animation et une dynamique en rassemblant les établissements scolaires, les associations, les structures culturelles et tous les habitants quels qu’ils soient, autour du thème de la Renaissance.

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De fait, c’est un grand Projet à dimension Humaine et Sociale
Parce que nous croyons que, fondamentalement, c’est aussi par la Culture que passe le travail d’insertion sociale, parce que nous sommes convaincus qu’un projet comme le nôtre est d’abord créateur de lien social avant d’être un spectacle, nous avons à cœur de développer notre action avec cette sensibilité.

Dimension humaine :


- Près de 600 personnes venues de plus de 100 communes différentes et de 6 départements (95, 93, 60, 78, 92 et 75).
-  Près de 600 personnes de tous âges :
-  Près de 600 personnes issues de tous milieux.
-  Près de 600 personnes appelées à se découvrir des talents, appelées à partager une forte convivialité tout au long de l’année, avec plusieurs grands temps forts au-delà de la période du spectacle. Des hommes et des femmes qui sortent de leur solitude, des veufs ou des veuves qui retrouvent goût à la vie, des dépressifs qui reprennent espoir et qui s’émerveillent de leur propre réalisation (couture, décor, organisation)

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 Dimension Sociale :

Chaque année, nous cherchons à développer des projets dans plusieurs directions :


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 Attaque surprise

Les projets scolaires :
-  En 2007, par exemple, nous avons pu développer, avec l’aide des enseignants concernés, un grand projet avec l’école primaire Alphonse Daudet d’Ermont qui a pris pour thème central de l’année scolaire, la Renaissance et Léonard de Vinci afin de la décliner dans toutes les disciplines. Tous les élèves, chacun à leur niveau, ont travaillé sur ce thème, avec un déplacement au Clos Lucé, un travail sur les arts plastiques de l’époque, un travail sur les danses pour lequel nous sommes intervenus avec une démonstration de danses Renaissance, le tout couronné par la présence à l’un de nos spectacles de juin 2007.
-  Chaque année, nous travaillons avec le lycée professionnel Ferdinand Buisson d’Eaubonne auquel nous confions une partie de nos plus beaux costumes à nettoyer : c’est une occasion pour les élèves de la section « Teinturerie, Pressing » d’étudier la confection des costumes de cette époque et aussi de montrer leur beau travail lors des journées portes ouvertes. Bien entendu, ces élèves furent nos invités au spectacle.

-  En 2007, un lycée de Villiers le Bel a participé et travaillé au tournage d’un film portant sur l’époque Renaissance. A l’occasion du prêt de costumes que nous avons fait, les élèves ont travaillé sur la confection de nos costumes par des bénévoles, filmé une partie du travail et élèves furent nos invités au spectacle.

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Volonté d’insertion
Pour la confection de certains accessoires ainsi que pour la confection des badges d’entrée de nos acteurs figurants, nous avons fait appel à un CAT (ESAT)de Villiers le Bel qui a mis ces deux activités à son programme d’activités annexes. Deux des membres de ce CAT (ESAT), à mobilité réduite, sont par ailleurs figurants dans notre spectacle.


 Notre façon de lutter contre l’exclusion :  


Chaque année, en partenariat avec l’Association Culture du Cœur, nous réservons entre 5% et 10% de places pour les offrir aux personnes qui, faute de moyens financiers, sont exclus de la culture et n’ont jamais l’occasion d’assister à un spectacle. Les retours que nous en avons nous encouragent à poursuivre cette collaboration comme en témoigne l’Association Culture du Cœur du Val d’Oise dans son rapport annuel. 
Crédit photos : Christophe KERMARREC

Source du texte et des photos : http://www.autourdeleonardo.com/Autour-de-Leonardo-le-projet.html
Site de l'Association ici

Septembre 2010
Présence de l'Association aux journées du Patrimoine au Château d'Ecouen les 18 et 19 septembre 2010 puis à la foire de Domont le 25/26 et 27 septembre 2010 pour la promotion du spectacle "Anne de Montmorency" au château d'Ecouen en 2011
 Crédit photos :Richard Blanc

samedi 4 septembre 2010

Spectacle Château le Château du Roi François 1er : Fontainebleau

Renaissance : Le Château de François 1er



Fontainebleau


François Ier décide de faire édifier un logis de style Renaissance à l'emplacement du château féodal, permettant ainsi de moderniser un pied-à-terre proche de la vallée de Bière, le roi prétextant lui-même choisir cet endroit pour la chasse des bêtes « rousses et noires ». Il fait raser la précédente construction, à l'exception du donjon et d'une partie de la courtine nord, et fait appel à des artistes italiens pour assurer la construction et la décoration de son palais. C'est ainsi que sont édifiés un bâtiment dessinant la cour Ovale et un autre situé sur la basse cour ouest, tous deux reliés par une galerie. François Ier vient chasser à Fontainebleau, accompagné de sa cour et de sa favorite, la duchesse d'Étampes, délaissant ainsi plus ou moins le château de Blois, et annonçant le retour progressif de la cour dans les environs de Paris.
Plusieurs conducteurs de travaux se succèdent durant son règne : Florimond de Champeverne, secrétaire et valet de chambre du roi, est nommé en 1528 conducteur[11] jusqu'à sa mort en 1531. Pierre Paule dit l'Italien, présent dès 1528, ancien concierge du château de Moulins, valet de chambre de Louise de Savoie, dirige ensuite les travaux jusqu'à sa mort en 1535. Il est remplacé par acte du 21 avril 1543 par un conducteur particulier, Salomon des Herbaines, tapissier du roi, garde des meubles et tapisseries, qui présente l'avantage de résider sur place et travaille en collaboration avec Pierre des Hôtels, notaire, secrétaire et valet de chambre du roi ; il décède en 1557.

Triboulet fou du Roi François 1er


Les noms des architectes du château sont, quant à eux, plus hypothétiques : Sebastiano Serlio, pour sa part, se voyait offrir le 27 décembre 1541 l'assurance de 400 livres par an pour « son état de peintre et d'architecte au fait de ses édifices et bastiments au dit lieu de Fontainebleau ». Il apparaît néanmoins que son apport au sein de l'édifice reste limité. D'autres noms ont été avancés pour identifier l'architecte qui officia sous le règne de François Ier. Si Gilles Le Breton a effectivement travaillé sur le projet du château, il n'en est pas le créateur. Le Rosso ou Girolamo della Robbia qui a proposé des décors pour la porte Dorée, peuvent eux aussi figurer parmi les architectes potentiels. Les constructions successives du règne de François Ier, notamment pour la cour du Cheval Blanc, sont elles aussi relativement hypothétiques : les ailes basses sud et ouest de la susdite cour auraient été terminées en 1527, et les ailes basses nord l'année suivante. Le pavillon des Armes aurait été achevé vers 1530, tandis que la moitié sud du logis, le pavillon des Poêles et les bâtiments de la galerie d'Ulysse dateraient d'après 1535. La fin du règne de François Ier, décédé en 1547, aurait vu le remplacement de la chapelle.


Le roi souhaite faire de Fontainebleau un foyer de l'art de la Renaissance : il collectionne les objets d'art, commande des œuvres sur la mythologie, fait venir d'Italie des antiques. Il reçoit des tableaux de la part du pape, collectionne des œuvres de maîtres italiens (La Joconde et La Vierge aux rochers de Léonard de Vinci, la Sainte-Famille, Saint-Michel, et la Belle Jardinière de Raphaël) et fait venir des moules de statues romaines (Laocoon, Apollon du Belvédère...) afin de couler des bronzes. Pour la décoration du château, il commet Rosso Fiorentino qui réalise le pavillon de Pomone, le pavillon des « Poesles », la galerie Basse (tous détruits) et surtout la galerie François-Ier (1534-1540). Giorgio Vasari désigne Fontainebleau comme la « Nouvelle Rome »[2] et son école est renommée dans toute l'Europe de l’Ouest. François Ier constitue dans le château une importante bibliothèque, ancêtre de la bibliothèque nationale. Le château de Fontainebleau reçoit, entre le 4 et le 27 décembre 1536, la visite de Jacques V d'Écosse, futur époux de Madeleine de France. C'est en 1539 que François Ier reçoit à Fontainebleau Charles Quint et lui fait visiter son palais, entre le 24 et le 30 décembre[12]. Ronsard se fera l'écho du faste déployé au château par l'écriture de quelques vers :

« Quand verrons-nous par tout Fontainebleau

De chambre en chambre aller les mascarades... »

Le fils de François Ier, le roi de France Henri II, complète le château avec une salle de bal et une chapelle, reliées à l'édifice par la célèbre galerie François-Ier, qui fait face à l'étang des Carpes. Il nomme Philibert Delorme pour vérifier et visiter le château le 3 avril 1548, date à laquelle la suite des travaux lui est confiée. C'est ainsi qu'une grande partie du château actuel voit le jour, dont la salle de bal. C'est à Fontainebleau que naissent les enfants de Henri II et de Catherine de Médicis, les futurs rois François II (19 janvier 1544) et Henri III (19 septembre 1551) ainsi qu'Élisabeth de France (2 avril 1545), Claude de France (12 novembre 1547), Louis de France (3 février 1549), François d'Alençon (18 mars 1555) et les jumelles Victoire et Jeanne (24 juin 1556).

Deux jours après la mort d'Henri II en 1559, Catherine de Médicis remercie Philibert Delorme, protégé de Diane de Poitiers, et confie les travaux au Primatice qui devient surintendant des maisons royales le 12 juillet 1559. Le 17 juillet, le contrôleur général des bâtiments de France, Jean Bullant, est remplacé par François Sannat. C'est à cette époque que Niccolo dell'Abate décore le château. À la mort du Primatice, le 14 septembre 1570, celui-ci est remplacé par Tristan de Rostaing. Jean Bullant finit par revenir à Fontainebleau et est nommé auprès de Rostaing le 3 août 1571 comme architecte conducteur des travaux. À la mort de Jean Bullant en octobre 1578, le chantier est confié par Henri III à Baptiste Androuet du Cerceau.


Pendant le règne des trois fils d'Henri II (François II, Charles IX et Henri III), le château de Fontainebleau est moins habité, les monarques lui préférant le Louvre, ou encore les demeures du Val de Loire comme Amboise ou Blois. Le château est néanmoins le théâtre d'une assemblée de notables réunis du 21 au 31 août 1560 pour résoudre les questions religieuses qui troublent le royaume et aboutissant à la convocation des États Généraux. Le 31 janvier 1564, Charles IX et Catherine de Médicis reçoivent les ambassadeurs du pape, de l'empereur et du roi d'Espagne en vue d'une négociation afin que la France revienne sur l'édit de pacification d’Amboise.


Vidéo du Spectacle:le tournoi des chevaliers

vendredi 27 août 2010

Anne de Montmorency 1493-1567 le spectacle historique du Château d'Ecouen


Anne de Montmorency



Anne de Montmorency


Né à Chantilly le 15 mars 1493, Anne de Montmorency est le filleul de la reine Anne de Bretagne. Il se trouve apparenté aux Villiers de L'Isle-Adam du côté paternel et du côté maternel. En effet son père Guillaume de Montmorency avait pour bisaïeule Perronelle (ou Pernelle) de Villiers, mariée à Charles de Montmorency. D'autre part sa mère, Anne Pot, morte le 24 février 1510, était fille de Guy Pot et de Marie de Villiers (fille de Jacques de Villiers et de Jeanne de Nesle).

Dès l’âge de 10 ans, au château d’Amboise, il accompagne le futur roi François 1er, d’un an son cadet. Il sait gagner la confiance du souverain et connaîtra une carrière éclatante : gentilhomme de la chambre dès 1514, puis premier valet de celle-ci en avril 1520, fonctions enviables et enviées puisqu’elles assuraient des contacts quotidiens avec le roi ; chevalier de l’ordre de Saint-Michel, la plus haute distinction de ce temps, en 1522.

Il est d'abord connu sous le nom de Rochepot. Mais à la mort de son frère aîné Jean, en 1516, il devient l'héritier du nom.

Il est élevé dans le métier des armes et s'y distingue de bonne heure. Il prend une part des plus actives à tous les événements militaires et politiques des règnes de François 1er, Henri II et Charles IX. En 1515, il est à Marignan et à Mézières avec Bayard. Nommé capitaine de la Bastille le 31 octobre 1516, il est fait Maréchal de France le 6 avril 1522, titre qui lui ouvre l’accès au conseil du roi. Il est nommé gouverneur du Languedoc en 1524. Le 23 mars 1526, il est nommé Grand Maître de France, charge qui lui donne autorité sur tous les services de la Maison du roi et lui confie une sorte de surintendance sur les bâtiments et les domaines. Il est blessé et fait prisonnier à la bataille de Pavie en 1529, mais le roi François 1er paye sa rançon.




Le 10 janvier 1526, il épouse Madeleine de Savoie, fille de René de Savoie et d'Anne Lascaris, comtesse de Tende. A cette occasion la reine mère, Louise de Savoie, lui constitue 6.000 livres de rente sur son patrimoine ; la comtesse de Tende lui fait une dot de 50.000 livres ; le roi lui donne pareille somme et lui confère le comté de Beaumont-sur-Oise, qu'il déclare d'ailleurs rachetable par le domaine.

Par actes du 26 août et du 10 septembre 1527, Charles de Villiers donne, sous réserve d'usufruit en sa faveur, la châtellenie de l'Isle-Adam à Anne de Montmorency son cousin. Ce dernier gardera pendant 40 ans cette seigneurie. Le 11 septembre, il fait foi et hommage au roi pour cette châtellenie.

A la mort de son père, en 1531, Anne de Montmorency se retrouve à la tête d’un patrimoine important.


Le 9 juin 1531, François 1er , qui allait de Saint-Germain-en-Laye à Chantilly, s'arrête au château de L'Isle-Adam.


En 1535, Claude de Villiers, frère cadet de l'évêque Charles de Villiers, s'oppose à la prise de possession de la châtellenie de L'Isle-Adam par Anne de Montmorency, mais le 9 septembre 1538, le Parlement maintien le maréchal dans son droit.

Après avoir arrêté l'invasion des troupes de Charles Quint, il est fait connétable le 10 février 1538 par le roi François 1er à Moulins dans le château de l'ancien connétable Charles III, 8ème duc de Bourbon qui avait trahi le roi. Par cet honneur suprême il devient le plus haut dignitaire de la couronne.

Le 26 novembre 1539 et le 30 septembre 1540, Anne de Montmorency reçoit à nouveau le roi dans son château de L'Isle-Adam.

Mais lorsque Charles Quint promettant de donner au duc d'Orléans l'investiture du Milanais, eut obtenu le passage à travers la France pour châtier les Gantois révoltés, Montmorency fut disgracié pour avoir conseillé au roi de ne pas exiger de promesse écrite (1541). L'empereur, une fois maître de l'insurrection, osa déclarer qu'il n'avait rien promis.






La disgrâce du connétable est consommée le 14 juin 1541 et durera jusqu'à la fin du règne de François 1er. Retiré dans ses terres, Anne de Montmorency supportait cette disgrâce avec sérénité. Pour étendre ses domaines, il faisait de nombreuses acquisitions. Il surveillait la construction de ses châteaux de Chantilly, de Montmorency et d'Ecouen. Il réédifiait le château de L'Isle-Adam et le moulin banal, situé sur le pont de Parmain. Il faut dire qu'il possédait une fortune colossale avec six cents fiefs, plus de cent trente châteaux et seigneuries (la baronnie de Montmorency et les seigneuries de Compiègne, Chantilly, Ecouen, Villiers-le-Bel, l’Isle-Adam, Damville, Fère-en-Tardenois, ...) et plusieurs hôtels à Paris. Ces revenus considérables lui permettaient de protéger les artistes.

En 1547, le nouveau roi, Henri II, rappelle à la Cour le connétable, qui l'avait formé à la guerre. Il visita ses trois résidences, dont L'Isle-Adam, avant de se faire sacrer à Reims le 27 juillet. C'est au château de L'Isle-Adam que le 23 avril de la même année, il tint conseil au sujet de l'autorisation que lui avait demandée Vivonne de la Châtaigneraie de se battre avec Guy Chabot, baron de Jarnac. La Châtaigneraie avait tenu, devant le dauphin, des propos inconsidérés contre Chabot et celui-ci avait opposé un démenti si formel qu'il devait en résulter un duel. Ce duel judiciaire en champ clos, le dernier qui eu lieu en France, fut autorisé par le roi et se tint le 10 juillet à Saint-Germain-en-Laye, en présence de la famille royale et du connétable, qui fut juge du champ. D'un coup d'épée, Jarnac coupa le jarret de son adversaire et fut déclaré vainqueur.




Au mois d'août, le roi et le connétable reprirent aux Anglais trois forts autour de Boulogne-sur-Mer ; puis ils regagnèrent Paris en s'arrêtant huit jours à Amiens, trois à Chantilly, autant à Ecouen et à L'Isle-Adam. Peu après, Henri II, conseillé par Montmorency, conclut la paix, et Boulogne fut restitué à la France pour 400.000 écus d'or. C'est François de Montmorency, fils aîné du connétable Anne, qui prit possession de cette ville le 25 avril 1550, au nom du roi, qui y fit son entrée solennelle le 15 mai. Le 17 septembre Henri II était de nouveau au château de L'Isle-Adam. Le 2 juillet 1551, voulant conférer au connétable une dignité héréditaire, il érigea la baronnie de Montmorency en duché-pairie.

Le 3 février 1552, une sentence des requêtes du Palais adjuge à Anne de Montmorency la seigneurie de Jouy-le-Comte.

La guerre ayant repris, les impériaux occupent Thérouanne et font prisonnier François, fils aîné du connétable.

Au siège de Saint-Quentin, Anne de Montmorency combat en héros ; mais blessé à la hanche, il tombe de son cheval et est fait prisonnier. On paya pour sa rançon 200.000 écus d'or.

Revenu à la Cour, il conclut la paix, qui fut signée à Cateau-Cambrésis, le 3 avril 1559.

Le nouveau roi François II le reçut assez bien, lorsqu'il vint lui rendre ses hommages ; mais il lui dit qu'il était d'un âge à se reposer ; qu'il pourrait revenir à la cour et jouir de ses pensions. Le connétable lui demanda sa protection pour ses enfants et ses neveux et il se retira à Chantilly.

Le 21 janvier 1560, le duc de Montmorency et sa femme Madeleine de Savoie faisaient un partage testamentaire entre leurs enfants.

Mais le connétable reprend tout son crédit sous Charles IX. Il devient le chef des catholiques pendant les guerres de religion. A la tête des catholiques, il eut un cheval tué sous lui à la bataille de Dreux et reçut un coup de pistolet au visage ; aussitôt entouré d'ennemis, il dut se rendre (19 décembre 1562). Trois mois après, la paix allait être signée à Amboise.

Le 15 mai 1567, le connétable, seigneur châtelain de L'Isle-Adam, ordonnait la saisie du fief de Châteaupré, faute de devoirs non faits par Philippe de Cassan.





Le 1er octobre 1567, il assiste à la dédicace de l'église de L'Isle-Adam.

Déjà une nouvelle guerre de religion éclate. Le connétable gagne la bataille de Saint-Denis ; mais emporté par sa bravoure, il est grièvement blessé ; transporté à Paris dans son hôtel, il y expire le lendemain 12 novembre 1567. Ses obsèques seront célébrées solennellement à Notre-Dame. Son coeur est déposé aux Célestins de Paris dans un tombeau composé par Barthélemy Prieur et exécuté par Jean Bullant. Son corps est inhumé en l'église Saint-Martin de Montmorency, dans un beau mausolée commandé à Jean Bullant par Madeleine de Savoie, qui vécut jusqu'en 1586 et fut inhumée auprès du connétable. Anne de Montmorency termine ainsi stoïquement et pieusement une longue vie consacrée "à sa religion, à son roi, à sa patrie". Au cours de cette existence si noblement remplie et qui se trouve mêlée intimement à l'histoire de France au XVIème siècle, le connétable ne cessa de s'intéresser aux arts et aux artistes : le souvenir de la protection qu'il leur accorda nous est conservé par les travaux qu'il fit exécuter aux églises de Montmorency, de L'Isle-Adam et d'Ecouen, au grandiose château d'Ecouen et au château de Chantilly.

Anne de Montmorency, surnommé « le grand connétable », est le personnage le plus représentatif et le plus illustre de sa lignée.

Sa femme, Madeleine de Savoie, lui avait donné 12 enfants :

- François, l’aîné, qui lui succèdera ;

- Henri, qui remplaça son frère aîné, sans mort sans postérité ;

- Charles, fait duc de Damville et pair de France en 1610, marié à Renée de Cossé et décédé en 1612 ;

- Gabriel, baron de Montbéron, tué à la bataille de Dreux en 1562 ;

- Guillaume, seigneur de Thoré, marié à Léonore d’Humières, puis à Anne de Lalaing

- Eléonore, mariée à François III de la Tour ;

- Jeanne, qui épousa Louis de la Trémoille ;

- Catherine, mariée à Gilbert III de Lévis ;

- Marie, qui épousa Henri de Foix ;

- Anne, abbesse de la Trinité de Caen ;

- Louise, abbesse de Gercy ;

- Madeleine, abbesse de Caen après sa sœur Anne ; elle mourut en 1598

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source de cet article : http://amisisleadam.calva.asso.fr

mercredi 25 août 2010

Spectacle Ecouen Histoire du XVIéme siècle Diane de Poitiers devient la maîtresse du futur Henri II





Diane de Poitiers devient la maîtresse du futur Henri II


Diane de Poitiers a laissé s'embraser le cœur du futur Henri II, que François 1er l'a chargée d'éduquer aux usages de la Cour. Au printemps 1538, elle va devenir la maîtresse de son "élève" de vingt ans son cadet. Et elle va s'employer à nimber cette liaison qui n'aura plus rien de platonique d'une aura mythologique, s'attachant ainsi corps et âme l'héritier de la Couronne.

Ils se retrouvent dans le plus grand secret. Loin de la Cour, à l'abri des regards et des commérages. Eperdument épris, le dauphin, futur Henri II, étreint Diane de Poitiers, veuve de Louis de Brézé, grand sénéchal de Normandie. Il a dix huit ans, elle trente huit. Mais qu'est la différence d'âge en regard de la passion qu'il éprouve? Voilà des années qu'il se consume d'amour, qu'il la désire en silence. Enfin, son rêve se réalise : "sa dame de coeur" va être sienne. Et ce grâce à la complicité du connétable Anne de Montmorency, maréchal de France, confident et mentor du prince, qui leur a ménagé ce rendez-vous galant en son château d'Ecouen, non loin de Paris. Ainsi, en ces premiers jours du printemps 1538, Diane, plus belle que jamais, s'abandonne avec volupté dans les bras de son jeune et vigoureux amant. Emue, elle va l'initier à des plaisirs insoupçonnés.




Si la grande sénéchale a capitulé, ce n'est qu'après mûre réflexion. Depuis 1531, elle s'est contentée de son rôle d'amie maternelle, de confidente privilégiée. Elle exerce cependant un fort ascendant sur le dauphin Henri, lequel lui voue un amour platonique qu'elle cultive précieusement. Toutefois le prince n'est pas homme à jouer éternellement les "amoureux transis". En femme avertie, Diane de Poitiers pèse les avantages et les risques à s'engager plus avant. Un évènement majeur influe sur sa décision. En août 1536, à la suite du décès brutal du dauphin François, son frère aîné, Henri devient l'héritier du trône. Si l'irréprochable Diane de Poitiers n'a aucun intérêt à descendre de son piédestal pour être la maîtresse d'Henri duc d'Orléans, l'idée d'être celle du futur roi de France lui ouvre de nouveaux horizons. Touchée par ce galant emprunté et maladroit, elle est aussi sensible à l'argent, aux agréments qu'il procure, et surtout au pouvoir. Fin 1537, au retour du prince de la victorieuse campagne dans le Piémont, elle met tout en œuvre pour que leur relation évolue en liaison amoureuse. Après avoir laissé languir le dauphin, elle lui prodigue des signes d'affection, le cajole, use savamment de ses charmes. Enhardi, Henri ose lui déclarer sa flamme, et se voit encouragé. Inévitablement, "l'escalade du tendre mène à l'étreinte charnelle".
Le bonheur d'Henri est incommensurable. Diane lui a accordé une grâce immense. Il ne lui en est que plus attaché. De chevalier servant, le voilà promu "esclave", ainsi qu'il se plaît à déclarer. De fait, jusqu'à ce que la mort les sépare, en juillet 1559, il restera sous l'influence de sa maîtresse et lui sera soumis corps et âme.

Une telle emprise sur une si longue durée s'explique difficilement. L'adoration sans faille que, avant puis après avènement, Henri porte à Diane, femme "plus que mûre", stupéfie les contemporains. Certains le disent envoûté, affirment qu'entre les mains de sa maîtresse, "il n'était plus que cire". C'est compter sans l'habileté de la grande sénéchale, qui, "intelligente et calculatrice", s'emploie à lutter contre la satiété et l'habitude.






Aussi, loin de se montrer jalouse et possessive, mise-t-elle sur la qualité de leur union charnelle. "Pratiquant une science érotique subtile, elle lui dispense des plaisirs incomparables. Henri lui est attaché par les complicités de la sensualité comblée". Et, si elle tolère les incartades de son amant, elle veille à s'assurer qu'elles restent sans lendemain.
Parallèlement, elle s'ingénie à nimber leur liaison d'une aura mythologique. Jouant de son prénom, elle est soit "Diane chasseresse", conquérant et conquise par Henri; soit "Séléné", divinité lunaire incarné par Henri, le plus brillant des dieux. Ils sont "Phoebus et Diane, Soleil et Lune, Feu et Eau, inséparables jumeaux". L'expression de cette complémentarité cosmique est poussée à son paroxysme au château d'Anet, temple élevé à leur amour, où foisonnent emblèmes, chiffres, symboles et allégories. Toutefois, cette fantasmagorie ne saurait faire oublier combien Diane profite de sa position, qui lui permet de s'enrichir considérablement. Au printemps 1547, après la mort de François 1er, elle est comblée par son amant, qui vient d'accéder au trône. Outre des joyaux de la Couronne, dont un diamant de cinquante mille écus, elle obtient dons et faveurs à profusion, comme le somptueux château de Chenonceau, qui appartient pourtant au domaine royal. L'année suivante, elle est faite duchesse de Valentinois, ce qui lui vaut rang de princesse. Désormais, Diane est presque reine.
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Une ode à la « capitulation » de Diane de Poitiers

Après une résistance "de haute lutte", Diane de Poitiers "capitule" et finit par se donner au futur Henri II au printemps 1538. Un évènement qu'elle évoque à mi-mot dans un poème envoyé à son amant, qui en réponse se déclarera son esclave à jamais. "Voici vraiment qu'Amour un beau matin / S'en vint m'offrir fleurette très gentille (...) / Car, voyez-vous, fleurette si gentille / Etait garçon, frais, dispos et jeunet. /Ains, tremblante et détournant les yeux, / "Nenni", disais-je. "Ah! Ne soyez pas déçue:" / Reprit l'Amour et soudain à ma vue / Va présentant un laurier merveilleux. / "Mieux vaut", lui dis-je, "être sage que reine". / Ains me sentis et frémir et trembler. / Diane faillit et comprenez sans peine / Duquel matin je prétends reparler!"

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lundi 23 août 2010

Histoire de France le XVIème siècle à Ecouen Anne de Montmorency pousse Jane Fleming dans les bras d'Henri II


Portrait équestre d'Henri II




Henri II et Jane Fleming, la belle Ecossaise

Pour faire barre à l'influence de Diane de Poitiers, le connétable Anne de Montmorency pousse Jane Fleming dans les bras d'Henri II. Au mois de juillet 1550, au château de Saint Germain en laye, le roi succombe au charme de la belle Ecossaise. Mais la favorite en titre et la reine Catherine de Médicis vont se liguer pour mettre fin à cette idylle, qui ne sera qu'un feu de paille.

Portrait anonyme d'Anne de Montmorency, conservé au musé national de Versailles Marie Stuart, la petite reine d'Ecosse qui doit épouser le dauphin, le futur François II, est arrivée en France au cours de l'été 1548. Elle est accompagnée par sa gouvernante, lady Jane Fleming, fille illégitime de son grand-père le défunt roi Jacques IV. Agée d'une trentaine d'années et mère de trois enfants, l'Ecossaise est fort jolie, a les cheveux blonds tirant sur le roux, un teint de lait, des yeux verts et des formes généreuses. Henri II l'a-t-il remarquée? Peut-être pas. Jusqu'à ce que le connétable Anne de montmorency s'en mêle...

A la Cour, entre le connétable et Anne de Poitiers, les intrigues vont bon train. A la mort du pape Paul III, en novembre 1549, la favorite en titre a tenté de faire élire au trône pontifical son vieil ami le cardinal Jean de Lorraine. Montmorency s'est aussitôt empressé de demander aux cardinaux français de s'y opposer, et c'est Giovanni Maria Ciocchui Del Monte qui a été désigné, sous le nom de Jules III. Jean de Lorraine en est mort de dépit et, pour calmer la colère des Guise, Diane de Poitiers a permis au neveu du défunt, Charles de Lorraine, de devenir archevêque de Reims et, ainsi, le prélat le plus puissant du royaume.
Depuis lors, le connétable ne songe plus qu'à la séparer du roi et à la remplacer par une favorite acquise à sa cause. Jane Fleming servirait admirablement ses desseins. Sans compter qu'une idylle entre Henri II et la gouvernante de Marie Stuart, dont les Guise sont les oncles maternels, pourrait, en suscitant un scandale, empêcher le mariage de la jeune reine d'Ecosse avec l'héritier du trône et porter un coup fatal à la Maison de Lorraine. Montmorency se confie à Catherine de Médicis, qui, bien que résignée à ne pas avoir l'exclusivité de la couche royale, n'est pas fâchée de jouer un mauvais tour à sa rivale. Une heureuse circonstance favorise le plan du connétable : Diane de Poitiers, victime d'un accident de cheval, est obligée de garder la chambre en son château d'Anet. En juillet 1550, à Saint Germain en Laye, la reine en profite pour mettre habilement en présence Henri II et lady Fleming. Le soir même, le roi fait la conquête de la belle Ecossaise, dont il partage le lit pendant toute une semaine.

Mais les Guise, qui ont leurs informateurs à la Cour, font prévenir Diane de Poitiers de ce qui se trame. Très pâle, la favorite outragée se fait immédiatement conduire au château de Saint Germain. Résolue à surprendre son amant infidèle, elle se cache derrière un rideau, face à la porte de Jane Fleming. Deux heures du matin, comme Henri II quitte l'appartement de l'Ecossaise, accompagné du connétable!, elle sort brusquement et laisse écater sa colère. "Ah! Sire! D'où venez-vous? Quelle trahison est-ce là et quelle injure vous êtes-vous laissé persuader de faire à messieurs de Guise, qui sont vos serviteurs si dévoués et que vous aimez tant, à la reine, à votre fils qui doit épouser la jeune fille gouvernée par cette dame. De moi je ne dis rien parce que je vous aime, comme je l'ai toujours fait, honnêtement!", s'exclame-t-elle. "Madame, il n'y a là aucun mal, je n'ai fait que bavarder", réplique le roi, un peu penaud. Cette réponse hasardeuse lui vaut d'être vertement tancé, puis, la favorite s'en prend à Montmorency, à qui elle ne ménage ni sa hargne ni ses reproches.
Farouchement déterminée à rester seule maîtresse du roi, Diane de Poitiers fait alliance avec Catherine de Médicis pour mettre un terme à cette aventure et obtenir l'éloignement, puis le renvoi en Ecosse de Jane Fleming. Face à une telle adversité, le roi doit se soumettre et le connétable, grand vaincu de l'affaire, manque de peu d'être disgracié. L'histoire est trop croustillante pour ne pas se répandre à la Cour, où l'on ne se prive ni de jaser ni de se réjouir que la toute puissante favorite ait été trompée sans vergogne par le roi!

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L'impudence de Jane Fleming

Après avoir obtenu les faveurs du roi, Jane Fleming se montre fort maladroite. "Elle n'en faisait point la petite bouche, mais très hardiment disait en son écossais francisé : J'ai fait tant que j'ai pu, que, Dieu merci, je suis enceinte du roi, dont je me sens très honorée et très heureuse; et si je veux dire que le sang royal a je ne sais quoi de plus suave et friande liqueur que l'autre, tant que je m'en trouve bien, sans compter les bons brins de présents que l'on en tire", rapporte le mémorialiste Pierre de Brantôme. Ces discours et ce manque de discrétion déplaisent autant à Diane de Poitiers qu'à Catherine de Médicis et exaspèrent Henri II. De son aventure avec le roi, l'Ecossaise aura un fils, Henri de Valois, qui naîtra au printemps 1551 et deviendra chevalier d'Angoulême et grand prieur de France au titre de l'ordre de Malte. Pour s'être montrée trop impudente, et imprudente, elle sera chassée de la Cour sitôt après son accouchement, sans son fils, qui sera élevé avec les enfants de France.

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mercredi 4 août 2010

Musée Renaissance au Château d'Ecouen le spectacle le tournoi chevaleresque 2

Henri II participe au tournoi à Paris


A Paris près de l'actuelle place des Vosges, Henri II organia une fête le 30 juin 1559 en l'honneur du mariage d'Élisabeth sa fille avec Philippe II d'Espagne.

La foule arriva pour assister au tournoi organisé pour cette occasion.

Henri II battit le duc de Nemours et celui de Guise.

Il voulut un troisième assaut. Pour ce troisième assaut, Henri II rencontra Gabriel de Montgomery (1530-1574, capitaine de sa Garde écossaise.

Les deux adversaires se heurtèrent violemment et le roi faillit tomber.

Furieux, Henri II voulut un deuxième affrontement.

Montgomery était prêt à s'avouer vaincu, la reine supplia le Roi de ne pas continuer.

Mais Henri II déterminé, ne changea pas de position.







Spectace Renaissance au Château d'Ecouen Diane de Poitiers*




Diane de Poitiers




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Diane de Poitiers




















Diane de Poitiers
, née le 3 septembre 1499 ou le 9 janvier 1500 ( lieu de naissance incertain : Saint-Vallier-sur-Rhône ou Étoile dans la Drôme) Duchesse française morte au château Anet en 1566 Diane de Poitiers
est la fille de Jean de Poitiers, comte de Saint-Vallier, mariée à 15
ans à Louis de Brézé, grand sénéchal de Normandie qui a 40 ans de plus
qu’elle et qui mourut en 1531.

Successivement dame d’honneur de Louise de Savoie et de la reine Éléonore de Habsbourg (sœur de Charles Quint) et maîtresse de François Ier jusqu’à la mort de ce dernier, Diane de Poitiers favorise le mariage de Catherine de Médicis avec le futur Henri II (1536), dont elle devint la maîtresse sans doute dès 1538.



En 1523, elle obtient de François 1er la
vie sauve pour son père compromis dans le complot du connétable de
Bourbon. Veuve à 32 ans, maîtresse du Dauphin (Henri II), elle commence
une carrière politique occulte, elle pousse le roi à une dure répression
des protestants.



Comme nous l’avons vu plus haut, elle
devient la maîtresse d’Henri II en 1538 : elle a 48 ans lui 28. Un an
après son couronnement, Henri II va l’honorer en la faisant duchesse de
Valentinois (1548), en arborant ses couleurs blanc et noir dans les
manifestations officielles. Il lui offre le château de Chenonceaux.



Amoureuse de l’argent, du pouvoir,
croyante et courtisane, intelligente et raffinée, elle gardera la
première place dans le royaume et le coeur d’Henri Il jusqu’au tournoi
fatal.



Sa vie durant elle favorise le
développement des arts : elle fait faire d’importants travaux au château
d’Anet sous la direction de Philibert Delorme. Jean Goujon en assurera
la décoration. Elle sera aussi la mécène de Ronsard.



Chassée de la cour, elle rend les bijoux
de la couronne et le château de Chenonceaux à son ennemie, et se retire
dans son fief d’Anet où elle meurt le 22 avril 1566.

source site

www.histoire-en-ligne.com

mardi 3 août 2010

Ecouen* Henri II son agonie du 30 juin jusqu'au 10 juillet 1559


Analyse de l’image :
La Mort de Henri II le 10 juillet 1559.
Après le tournoi où il a été blessé à mort, le roi agonise sur sont lit
entouré de la reine et du connétable, tandis qu’Ambroise Paré
et André Vésale, ces deux médecins les plus célèbres du temps, discutent
de son cas devant une table où sont disposés instruments et médecines.
Une fenêtre est ouverte.


Henri II organise un tournoi

Le 30 juin 1559, le roi de France Henri II organise un tournoi
(jeu qui permet de s'entraîner), devant l'hôtel des Tournelles
(près de l'actuelle place des Vosges), en l’honneur de deux
mariages - celui de la sœur du roi Henri II, Marguerite avec
Emmanuel-Philibert - duc de Savoie -, et celui d'Élisabeth
sa fille avec Philippe II d'Espagne - conclus quelques semaines
plus tôt au Traité de Château-Cambrésis (3 avril 1559).

Henri II, bien que de constitution très robuste et habituellement
fort adroit aux exercices des armes, est grièvement blessé
à la tête, le 30 juin 1559, par la lance du comte Gabriel
de Montgomery qui pénètre à travers la visière du casque
du roi : "Un gros éclat frappa le front au-dessous du sourcil
droit et déchirant la chair, vient s'enfoncer dans un coin
de l'œil gauche; plusieurs fragments percèrent l'œil même
l'os frontal ne fut pas touché…". Après avoir lavé la plaie au blanc d'œuf,
les médecins administrent au roi une potion faite de rhubarbe et de camomille

Les meilleurs chirurgiens sont requis pour traiter le souverain.
Paré et Vésale au chevet du roi

Vésale et Paré se sont vraisemblablement rencontrés et concertés
au chevet du roi Henri II. Vésale était Médecin de Philippe II
Paré était Chirurgien ordinaire de Henri II. Deux bonnes raisons
pour que chacun soit présent à l'occasion du tragique tournoi.

• Ambroise Paré, qui était un des quatorze chirurgiens-valets de
chambre ordinaire du roi Henri II était donc sans doute présent.
Détail macabre rapporté par Jean Chapelain, premier médecin du roi
ne sachant trop comment enlever l'éclat de bois sans trop de
dommages, les médecins et chirurgiens royaux s'exercent sur des têtes
de quatre condamnés à mort décapités plus tôt que prévu, qui se voient
infliger une blessure de même nature que celle du roi pour guider
es chirurgiens dans la voie du traitement.

lundi 2 août 2010

Renaissance spectacle au Château d'Ecouen* à 18 km de Paris

Le Tournoi Chevaleresque

C’est surtout au XVI ème siècle que les armures devinrent très perfectionnées, ce qui n’empêcha pas Henri II d’être mortellement blessé par son capitaine de la garde écossaise.

Le 1er juin 1559 marqua le début des jeux donnés à Paris après la signature de la paix du Cateau-Cambrésis. Ces festivités sportives durèrent tout le mois de juin et comprenaient notamment des joutes équestres. Le 30 juin, le roi de France Henri II fut mortellement blessé au cours d’une joute équestre, signant du même coup l’arrêt de mort des tournois, des joutes équestres et des autres Pas d'armes en France. Les épreuves équestres à la lance furent remplacées par des jeux d'adresse martiaux, la quintaine et le jeu de l'anneau.





lundi 26 juillet 2010

Ecouen* Suite à la bataille de Pavie en 1525, François Ier de France

La Captivité et le Retour des Enfants de France (Tableau du spectacle 2009)

Suite à la bataille de Pavie en 1525, François Ier de France est emprisonné en Espagne. Pour être libéré, il signe le traité de Madrid n 1526 avec Charles Quint par lequel il promet, entre autre, de rendre le duché de Bourgogne à Charles de Habsbourg. Le roi de France livre ses deux fils comme otages à l'Espagne. En compensation, Charles Quint donne sa sœur Éléonore en mariage à François Ier. Après moultes péripéties, Éléonore ne devient reine de France qu'en 1530. Elle ramène en France les deux petits princes français. Éléonore restera une reine de France obscure, qui n'aura aucun poids à la cour et dont personne ne s'occupera. La maîtresse du roi brillant à sa place.




vendredi 9 juillet 2010

Château d'Ecouen Spectacle Renaissance Anne de Montmorency

Organisez par l'association "Autour de Léonardo" ce parcours spectacle se déroule dans le parc du château d'Ecouen qui abrite le musée Renaissance. Il se déroulé en Juin, d'une durée de 2h30 vous parcourez tout la renaissance avec la participation de 300 personnes (acteurs et majoritairement acteurs de compléments) vous verrez le couronnement d'Henri II, son décès lors d'un tournoi de chevalerie, le célèbre duel du coup de Jarnac, la fin de vie de Léonard de Vinci en France etc...... ne ratez pas ce superbe spectacle à deux pas de chez vous
Pour voir l'album réalisé sur Flick cliquez ici

spectacle ecouen "anne de montmorency"