Drames et Passions de la Renaissance



Le Musée de la Renaissance se situe à Ecouen.Il abrite toutes les collections du XVIiéme siècle.L'Association °Autour de Léonardo° anime tous les ans durant deux mois les jardins du"Château d'Ecouen" avec son spectacle historique d'une durée de 2h30 en 13 tableaux.Il a pour thème la Renaissance et ses personnages historiques: François 1er, Henri II, Anne de Montmorency, Léonard de Vinci,Catherine de Médicis,les danses à la cour de France, la vie des campagnes, la vie à la ville, la vie au monastère, un magnifique tournoi de Chevalerie et des duels dont le fameux "coup de Jarnac" et bien d'autres scènes.Un colporteur du XVIéme siècle vous transportera de scène en scène en vous narrant l'histoire de France.Cette année 2011 en accord avec le Musée de la Renaissance vôtre billet vous permettra de visiter dès le matin le Château d'Ecouen demeure du Connétable de Montmorency Bienvenue au XVIiéme siècle.
Richard ( le tavernier de la ville)





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lundi 5 décembre 2011

Juin 2012 Spectacle Historique les Drames et les Passions de la Renaissance au Château d'Ecouen

Anne de Montmorency... Seigneur d'Ecouen

Au Château d'Ecouen revivez l'histoire du XVIéme siècle

Une fabuleuses reconstitution historique 
Anne de Montmorency, Seigneur d’Ecouen - Drames et Passions de la Renaissance ce spectacle sera présenté les dimanches 3, 10, 17, 24 Juin et le dimanche 1 Juillet 2012 dans le parc du Château




L’association Autour de Leonardo propose un parcours-spectacle de 2h30 hors du commun.

Treize tableaux vous entraineront sur les traces du Connétable Anne de Montmorency, François  1er, Henri II, Catherine de Médicis, Léonard de Vinci , Diane de Poitiers et bien d'autres personnages historiques.


Des tableaux prestigieux: le sacre d'Henri II, le Tournoi de Chevalerie ou Henri II perdit la vie, la mort de Léonard de Vinci au Clos Lucé, le duel  du "coup de Jarnac", la vie, la musique, les danses à la cour de France, La captivité des enfants de France après la défaite de François 1er à Pavie
 


Mais plus encore un colporteur vous entrainera au cœur de la Renaissance et du peuple de France.Vous découvrirez la vie à la campagne, à la ville, dans un monastère du XVIéme siècle.

 
Ce spectacle écrit et mis en scène par Monique Potel Deriez qui a su fédérer autour d'elle les 500 figurants bénévoles de l'Association Autour de Léonardo qui sont tous acteurs de ce spectacle puis toutes les équipes qui font la maillage su spectacle.Celle qui réalise  les magnifiques décors, celle qui crée et gère les deux mille costumes, celle qui assure la logistique,celle qui veille à la la sécurité de tous,celle qui s'occupe de tous les accessoires , celle qui vous apporte le son du spectacle, celle qui vous accueille à l'entrée du Château, celle qui vous restaure avant le spectacle, celle qui vous permet de rapporter des souvenirs, celle qui vous désaltèrera avant après et entre les spectacles.


Des artistes professionnels tels que les cascadeurs équestres, des jongleurs, des escrimeurs de haut niveau et autres participent à la qualité et à la renommée de ce spectacle qui est inscrit et reconnu par la Fédération Française des Fêtes et Spectacles Historiques qui lui accorde son label qualité chaque année      
Site : http://www.fffsh.eu/?article249



Compagnie Scaramouche:http://scaramouche-cie.fr/


Compagnie Cheval Spectacle:http://www.chevalspectacle.com/?page=presentation

Sur réservation, vous pourrez  vous restaurer sur place, proche du restaurant vous trouverez diverses animations,une boutique Renaissance et un espace boissons, restauration rapide.

Cette année en achetant votre billet vous bénéficiez d'une entrée gratuite pour visiter le Château d'Ecouen Musée de la Renaissance (valable uniquement le jour du spectacle) sur simple présentation de ce dernier.
Site Internet du Musée de la Renaissance:http://www.musee-renaissance.fr/



Pour venir de la porte de la Chapelle 17 km 
lien et plan :http://fr.mappy.com/itinerary_homepage#d[]=Porte+de+la+Chapelle,+75018,+Ile-de-France,+France&d[]=Ch%C3%A2teau+d%27Ecouen,+95440,+Ecouen,+Ile-de-France,+France&endPos[y]=49.017558&endPos[x]=2.377331&ipo=1&p=itinerary

Pour venir avec les transports en commun. (vérifier les horaires)
lien et plan: http://fr.mappy.com/itinerary_homepage#d[]=Gare+du+Nord,+Ile-de-France,+France&d[]=Ch%C3%A2teau+d%27Ecouen,+95440,+Ecouen,+Ile-de-France,+France&endPos[y]=49.017558&endPos[x]=2.377331&lm=r&ipv=transport&iptm=metro-rer-bus-train-boat-tram&ipd=20110320&ipt=1210&p=itinerary

Rédaction  de la page Richard Blanc 
Crédit photos© Richard Blanc 
Spectacle conçu, réalisé et mis en scène par Monique Potel Deriez
Présidente de l'Association "Autour de Leonardo"
Site Ici  http://www.autourdeleonardo.com/


Une vidéo photos du spectacle





dimanche 24 octobre 2010

Ecouen Spectacle Historique Léonard de Vinci en France

Les Dernières années de Leonard de Vinci en France 1516-1519


En septembre 1515, le nouveau roi de France François Ier reconquiert le Milanais par la bataille de Marignan. En novembre 1515, Léonard se penche sur un nouveau projet d’aménagement du quartier Médicis à Florence. Le 19 décembre, il est présent à Bologne pour la réunion entre François Ier et le pape Léon X. Francois Ier charge Léonard de concevoir un lion mécanique pouvant marcher et dont la poitrine s'ouvre pour révéler des lys. On ne sait pas pour quelle occasion ce lion a été conçu, mais il peut avoir été lié à l'arrivée du roi à Lyon ou aux pourparlers de paix entre le roi et le pape[Note 13].
Il part travailler en France en 1516 avec son assistant artiste peintre Francesco Melzi et Salai où son nouveau mécène et protecteur, le roi de France François Ier l’installe au manoir de son enfance, le clos Lucé, à proximité du château d'Amboise, la demeure de l'époque du roi, en tant que « premier peintre, premier ingénieur et premier architecte du roi »[7] avec une pension annuelle de mille écus. Peut-être à la cour de France, s'intéressait-on plus au peintre, à l'artiste qu'à l'ingénieur et, jusque là, seuls des Français s'étaient attachés l'illustre Florentin en qualité d'artiste : en Italie il n'avait jamais été engagé que comme ingénieur. En lui donnant le clos Lucé, François Ier dit à Léonard : « Fais ce que tu veux ». Il n'est pas le premier artiste à recevoir cet honneur ; Andrea Solario et Fra Giovanni Giocondo l'avaient précédé quelques années avant[25]. François Ier est fasciné par Léonard de Vinci et le considère comme un père. Le manoir et le château d'Amboise étaient d'ailleurs reliés par un souterrain permettant au souverain de rendre visite à l’homme de science en toute discrétion. Léonard projette la construction d’un nouveau palais à Romorantin avec le détournement d’un fleuve dans la Sauldre. Il esquisse un projet de canal entre la Loire et la Saône et organise des fêtes, comme celle que le roi donne au château d'Argenton en octobre 1517 en l'honneur de sa sœur.

Le 23 avril 1519, Léonard de Vinci, malade depuis de longs mois, rédige son testament devant un notaire d’Amboise. Il demande un prêtre pour recevoir sa confession et lui donner l'extrême onction. Il est emporté par la maladie le 2 mai 1519, au Clos Lucé, à l’âge de 67 ans. La tradition selon laquelle il mourut dans les bras de François Ier repose peut-être sur une interprétation erronément littérale d'une épitaphe rapportée par Giorgio Vasari dans l'édition de 1550 des Vite, mais qui ne figure plus dans celle de 1568[30]. Cette épitaphe, qui n'a jamais été vue sur aucun monument, contient les mots « Sinu Regio », qui peuvent signifier, au sens propre sur la poitrine d'un roi, mais aussi, dans un sens métaphorique, dans l'affection d'un roi, et peuvent n'être qu'une allusion à la mort de Léonard dans un château royal. De plus, à cette époque, la cour est au château de Saint-Germain-en-Laye, où la reine accouche du roi Henri II de France, le 31 mars, et les ordonnances royales données le 1er mai sont datées de cet endroit. Le journal de François Ier ne signale d'ailleurs aucun voyage du roi jusqu’au mois de juillet. Pour finir, l’élève de Léonard de Vinci, Francesco Melzi, auquel il lègue ses livres et ses pinceaux et qui est dépositaire de son testament, écrit au frère du grand peintre une lettre où il raconte la mort de son maître. Pas un mot n’y fait allusion à la circonstance mentionnée plus haut qui, si elle avait été avérée, n’aurait certainement pas été oubliée.
Selon ses dernières volontés, soixante mendiants suivent son cortège et il est enterré à la chapelle Saint-Hubert, qui est dans l’enceinte du château d'Amboise et domine la ville.
Léonard de Vinci, toute sa vie célibataire et n’ayant jamais eu ni femme ni enfants, lègue l’ensemble de son œuvre considérable pour la faire publier à son disciple préféré et élève depuis ses 10 ans, Francesco Melzi. Il lui offre notamment ses manuscrits, carnets, documents et instruments. Après l’avoir accompagné en France, il reste près de Léonard de Vinci jusqu’à sa mort et gère son héritage pendant les cinquante années suivant la mort de son maître. Cependant, il ne publiera rien de l'œuvre de Léonard et de nombreuses peintures, dont la Joconde, se trouvaient encore en sa possession dans son atelier. Les vignes de Léonard seront divisées entre Salai, un autre élève et disciple très apprécié par Léonard et entré à son service à l’âge de 15 ans, et son servant Battista di Vilussis. Le terrain sera légué aux frères de Léonard, et sa servante reçut un manteau noir à bords de fourrure.
C'est le début de la dispersion et de la perte des deux tiers des cinquante mille documents originaux multidisciplinaires rédigés en vieux toscan et cryptés par Léonard de Vinci. Chaque carnet, manuscrit, page, croquis, dessin, texte et note est considéré comme une œuvre d’art à part entière. Il ne resterait que treize mille documents environ.
Vingt ans après la mort de Léonard, François Ier dira au sculpteur Benvenuto Cellini : « Il n'y a jamais eu un autre homme né au monde qui en savait autant que Léonard, pas autant en peinture, sculpture et architecture, comme il était un grand philosophe. »
© Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Leonardo da Vinci » 

Le spectacle du Clos Lucé en 2004

samedi 18 septembre 2010

Spectacle Château Ecouen Renaissance Guerre de Religions 1559 l' Édit d'Écouen



Le Château d'Ecouen, résidence d'Anne de Montmorency 
La France du XVIème siècle et la Religion
Édit d'Écouen
L'Edit d'Écouen est un acte promulgué par le Roi de France Henri II le 2 juin 1559 afin de réprimer sévèrement l'hérésie calviniste. Il est pris avant le début des guerres de religion du XVIe siècle, et aura une influence certaine sur le déclenchement de celles-ci.
 Henri II
C'est sous le règne d'Henri II que la réforme protestante se développe en France. Le Roi, fervent catholique, décide rapidement de prendre des mesures pour limiter l'extension de la nouvelle religion. Ainsi les Edits de Paris puis de Chateaubriand (1549 et 1551) développement entre autres les pouvoirs des juges catholiques pour condamner les hérétiques. Ils sont complétés par l'Edit de Compiègne du 24 juillet 1557 qui accentue encore la répression par les tribunaux publics, y compris envers les catholiques aidant ou hébergeant des protestants. Néanmoins l'Inquisition n'est pas rétablie dans le Royaume, du à un conflit d'Henri II avec le Pape Jules III.


Henri II est conseillé par Diane de Poitiers, sa favorite, qui a eu beaucoup d'influence sur lui. Véritable femme d'État, et catholique convaincue, elle poussera toujours le Roi à la plus grande fermeté envers les "hérétiques".

Malgré la persécution et le nombre croissant de procès en hérésie, le protestantisme ne cesse de se développer en France, y compris chez les nobles. En septembre 1557, une émeute menée par les réformés éclate à Paris, rue Saint-Jacques. Henri II est victime d'une tentative d'assassinat, mais il ne sera pas prouvé que c'était l'œuvre des protestants puisque l'homme est immédiatement exécuté.

Suite à ces troubles religieux de son règne.Henri II, le Roi, en villégiature au château d'Ecouen, (demeure du Connétable Anne de Montmorency), promulgue l' Édit d'Ecouen.

L'Edit est promulgué le 2 juin 1559 à Ecouen. Il stipule que tous les protestants révoltés ou en fuite doivent être abattus sans procès. L'Edit d'Ecouen sort ainsi du cadre légal, ce qui constitue une rupture avec les édits précédents.

Dans le même temps que l'Édit, Henri II rédige une suite de courriers, "les lettres d'Ecouen", qui donnent mission à certains notables de traquer les réformés.

Cet acte révolte une partie du Parlement, dont certains membres ont pris le parti de la Réforme. Le 10 juin, Henri II se rend à la séance plénière du Parlement de Paris pour tenir un lit de justice afin de faire enregistrer l'édit. A cet occasion plusieurs Parlementaires protestent publiquement. Henri II ordonne que les Parlementaires critiques soient embastillés. La plupart se rétracteront et seront libérés, à l'exception d'Anne du Bourg, fervent calviniste. Il sera pendu puis brûlé en place de Grève.

L'Edit d'Ecouen et le supplice d'Anne du Bourg sont clairement les préludes des guerres de religion.


 Exécution d'Anne de Bourg (1559)

De façon générale, les Édits du Roi étaient mal appliqués du fait de la faiblesse des structures administratives et judiciaires dans un Royaume encore peu centralisé. De plus, une partie des officiers convaincus par la Réforme, n'appliqueront volontairement pas les actes royaux. Et c'est justement parce que les édits n'ont que peu d'effet qu'il se produira une escalade dans la brutalité de la persécution exigée par Henri II.

Henri II meurt accidentellement quelques mois après l'Édit d'Ecouen, événement qui permettra à Catherine de Médicis d'ouvrir une régence au nom au jeune Charles IX. Pour trouver une conciliation entre protestants et catholiques, elle écartera les Guise du pouvoir, provoquant de nombreux conflits à la Cour. Les Guise et les Montmorency, les deux grandes Maison rivales du Royaume auront une grande influence dans les guerres de religion. Si tous les Montmorency ne sont pas protestants, ils profiteront du conflit pour s'en prendre aux Guise, meneurs du parti catholique.

Malgré les édits de Catherine de Médicis défendant la liberté de culte, la marche à la guerre devient inéluctable après le massacre de Wassy (74 protestants assassinés par François de Guise).

Source Wikipedia® 

Le Tournoi  de la Place Royale (juin 1559)




Le 30 juin 1559, le roi de France Henri II organise un tournoi
(jeu qui permet de s'entraîner), devant l'hôtel des Tournelles
(près de l'actuelle place des Vosges), en l'honneur de deux
mariages - celui de la sœur du roi Henri II, Marguerite avec
Emmanuel-Philibert - duc de Savoie -, et celui d'Élisabeth
sa fille avec Philippe II d'Espagne - conclus quelques semaines
plus tôt au Traité de Cateau-Cambrésis (3 avril 1559).

Henri II, bien que de constitution très robuste et habituellement
fort adroit aux exercices des armes, est grièvement blessé
à la tête, le 30 juin 1559, par la lance du comte Gabriel
de Montgomery qui pénètre à travers la visière du casque
du roi : "Un gros éclat frappa le front au-dessous du sourcil
droit et déchirant la chair, vient s'enfoncer dans un coin
de l'œil gauche; plusieurs fragments percèrent
l'œil même; l'os frontal ne fut pas touché...". Après avoir lavé la
plaie au blanc d'œuf, les médecins administrent au roi une potion
faite de rhubarbe et de camomille.

Les meilleurs chirurgiens sont requis pour traiter le souverain.
Paré et Vésale au chevet du roi
©Richard Blanc

mercredi 8 septembre 2010

Spectacle Historique au Château d'Ecouen "Anne de Montmorency" en 2008 : le film de Pascal Torre©

Le réalisateur Pascal Torre





Pascal Torre est le cinéaste qui nous a fait le film du spectacle de l'année 2009 et qui va réalisé celui de 2010.

J'ai retrouvé dans mes archives un mini film qu'il a réalisé sur le spectacle en 2008
"Anne de Montmorency Seigneur d'Ecouen" qui dure quelques minutes
avec les principales scènes du parcours spectacle et des interviews de Monique Potel Deriez (Présidente de l'association autour de Léonardo) et de Olga Bepoldin-Fortounato (qui joue le rôle de Diane de Poitiers).

J'ai obtenu mail l'autorisation de la publier sur mon site (remerciements).
Crédits film Pascal Torre© (tous droits réservés)






Pascal Torre a réalisé plus de 100 films ci dessous son film démonstration.


mardi 31 août 2010

La renaissance : La fin du beau XVIème siècle


La renaissance : La fin du beau XVIème siècle

Henri II : tournoi tragique rue Saint-Antoine

E n juin 1559, Henri II, dont le nom n'avait pas été porté par un roi de France depuis cinq siècles, est âgé de 40 ans et 4 mois. De haute stature comme son père François - il mesure 1,84 mètre, à en croire son armure de parade -, il passe pour le plus bel homme du royaume, qui alors n'en manque point, selon les mots inoubliables de Mme de Lafayette à la première page de « La princesse de Clèves ». Le plus accompli aussi dans les exercices sportifs, qu'il pratique avec ardeur, et dont il va payer le prix.
En ces premiers jours de l'été, à Paris, la grande ville encombrée des chantiers d'embellissement voulus par le souverain, l'heure est à la réjouissance. Un grand concours de princes et de seigneurs des deux sexes s'y trouve rassemblé pour célébrer la paix enfin advenue entre la France et l'Espagne, sous la forme de noces destinées à la sceller : Elisabeth, l'aînée des filles du roi, épouse par procuration, via le duc d'Albe ici présent, Philippe II d'Espagne, le 22 juin à Notre-Dame, sous les yeux du duc Emmanuel-Philibert de Savoie, arrivé la veille de Bruxelles pour célébrer ses fiançailles avec Marguerite, dernière fille de François Ier et veuve du duc de Berry, qui n'a pas moins de 36 ans. Durant six jours, au Louvre et surtout à l'hôtel des Tournelles, résidence préférée de la famille royale, se succèdent ces divertissements. Dans la soirée du 28 juin est signé le contrat de mariage de Marguerite et d'Emmanuel-Philibert. Pareil événement ne saurait aller sans de nouvelles fêtes, celles que préfère le roi Henri, parfait chevalier : les tournois.
Le terrain a été préparé. A la hauteur de l'hôtel des Tournelles, non loin de l'actuelle place des Vosges, la rue Saint-Antoine est dépavée afin de ménager une piste sablée d'une centaine de mètres, divisée dans sa longueur par une double barrière, en sorte que les jouteurs ne puissent s'entrechoquer frontalement, le jeu consistant à faire mordre la poussière au partenaire par un coup de lance bien ajusté dans la poitrine. Tout autour de la lice ont été installées des tribunes en bois richement tapissées, ornées des armes de France, d'Espagne et de Savoie. Les joutes, qui ont lieu l'après-midi, attirent en effet des centaines de spectateurs. Les mercredi 28 et jeudi 29 juin, roi et princes ont rivalisé de vaillance, Henri l'emportant sur tous les autres.

C'est le troisième jour que se joue le drame, dans une mise en scène fastueuse et tragique sur laquelle les récits se multiplièrent. Le roi doit encore participer à trois courses formant une partie, comme la règle en dispose pour chaque jouteur. François de Scépeaux, maréchal de Vieilleville et écuyer du roi, lui lace son armure et lui enfile l'armet, ce casque à visière mobile. Un premier assaut oppose Henri II à Jacques de Savoie, duc de Nemours, puis un second à François de Guise, qui tous deux ont le bon goût d'avoir le dessous. Se présente alors, de passage à Paris, Gabriel de Lorges, comte de Montgomery, fils du capitaine des archers de la garde écossaise. Ce garçon de 29 ans est un guerrier apprécié du roi. Laissons parler Vieilleville, témoin le plus proche : « Tous deux se choquent à outrance et rompent dextrement leur bois », c'est-à-dire leur lance, ce qui vaut match nul. « M. de Vieilleville, auquel il appartenait de courir, se présente et veut entrer en lice ; mais le roi le pria de le laisser faire encore cette course contre le jeune Lorges, car il voulait avoir sa revanche, disant qu'il l'avait fait branler et quasi quitter les étriers. » Le maréchal tente de le dissuader, Montgomery de s'excuser, rien n'y fait. Il peut être alors 5 heures du soir. Les héros sont fatigués, mais le puissant tempérament du roi l'emporte. Il enfourche le Malheureux, destrier turc que lui a offert Emmanuel-Philibert. A son casque et à sa lance, panache et flammes aux couleurs noir et blanc, celles, comme toujours, de sa vieille maîtresse Diane de Poitiers, presque sexagénaire, assise dans la tribune royale tout près de la reine Catherine de Médicis. A l'entrée en lice des jouteurs, stupeur dans l'assistance : alors qu'à chaque course « toutes les trompettes et clairons sonnent et fanfarent sans cesse, à tue tête et étour-dissement d'oreilles, elles se turent toutes coies, sans aucunement sonner ».



Présage lugubre dont croit se souvenir Vieilleville. N'empêche. Les deux cavaliers s'élancent, les longues lances de frêne calées à l'horizontale touchent chacune l'adversaire et se brisent incontinent. Mais ce maladroit de Montgomery, au lieu de jeter la sienne aussitôt et de dégager, continue sa course le tronçon baissé, « et en courant rencontre la tête du roi, duquel il donna droit devant la visière, que le coup haussa, et lui creva un oeil ». Henri s'affaisse sur l'encolure de son cheval et tombe au bout de la piste dans les bras du grand écuyer Claude de Boissy et de Vieilleville, « leur disant avec parole fort faible qu'il était mort ». Pas encore, hélas pour lui. L'agonie du roi, qui dura neuf jours, fut d'une horreur exemplaire. Les deux plus illustres chirurgiens du temps, André Vésale, appelé de Bruxelles, et Ambroise Paré, retirèrent de l'oeil droit des éclats de bois longs de dix centimètres. Paré se procura quatre têtes de criminels fraîchement exécutés, « contre lesquelles on cognait le tronçon par grand force au pareil côté qu'il était entré dedans celle du roi », pour constater que chaque fois le cerveau était atteint. Aucun espoir, donc, de guérison. Henri II eut le temps de faire une belle mort : ayant fait savoir à Montgomery consterné qu'il ne lui en voulait pas, il écrivit quelques lettres et se confessa dévotement. Le dimanche 9 juillet, raconta l'évêque de Toulon Jérôme de La Rovère dans son sermon d'obsèques, « lui survint une grosse sueur, qui lui dura presque jusqu'au lendemain lundi, qu'il demanda et prit fort révéremment la sainte onction. Et ainsi garni de toutes les marques de bon et vrai chrétien, rendit l'esprit à Dieu ».


Dieu, justement, qu'avait-il voulu signifier par ce désastre ? L'explication par le hasard était la moins recevable par les contemporains. On s'aperçut bientôt que le coup était prévisible, prévu même. En 1555, Nostradamus a présenté au roi un recueil de ses centuries où l'on lit : « Le lion jeune le vieux surmontera/En champ bellique par singulier duelle/Dans cage d'or les yeux lui crèvera/Deux classes une, puis mourir mort cruelle. » On n'est pas plus clair. Un an plus tard, l'évêque et astrologue italien Luca Gaurico fit savoir au roi qu'il devait éviter un duel qui risquait de lui attirer une blessure à la tête. La nuit précédant le jour fatal, un rêve a prévenu la reine Catherine, qui supplie son époux de renoncer à sa dernière partie. Vieilleville n'est pas en reste. Il aurait dit au roi, en l'armant : « Je jure le Dieu vivant qu'il y a plus de trois nuits que je ne fais que songer qu'il vous doit arriver quelque malheur aujourd'hui. »

Beaucoup de protestants, qui gagnent du terrain en dépit de la vie dure que leur mène Henri II, ont une autre interprétation. La paix conclue en avril au Château-Cambrésis avec l'Espagne toute catholique n'annonce pour eux rien de bon. De fait, le 2 juin, l'édit royal d'Ecouen ordonne de « procéder à l'expulsion, punition et correction des hérétiques ». Le 10 juin, au cours de la séance royale du Parlement, le conseiller Anne du Bourg, acquis à la Réforme, s'est indigné que l'adultère et la débauche ne soient pas poursuivis, alors que l'on persécute des personnes qui n'ont commis d'autre crime que de lire l'Évangile à leur façon. Le roi, furieux, a ordonné son arrestation - il sera brûlé en décembre -, et c'est précisément Gabriel de Montgomery qui a été chargé de l'embastiller. N'est-ce pas justice divine qu'Henri soit frappé des mêmes mains qui ont enchaîné un véritable chrétien ? La mort d'un roi de France est un signe. Avec lui disparaissait « le beau » XVIe siècle. Les guerres de Religion pouvaient commencer
©2006 Le Point
écrit par Laurent Theis




mardi 17 août 2010

Spectacle Historique au Château d'Ecouen Vidéo sur les Châteaux de la Loire

Châteaux de la Loire patrimoine de la Renaissance




Vidéo réalisée par MG Royaume
http://www.youtube.com/user/MGROYAUME

"La Loire est une reine et les rois l'ont aimée".
Il suffit ainsi de longer le fil de l'eau pour voyager dans le temps, s'emplir les yeux de merveilles, s'imprégner de cet art de vivre raffiné qui fut le moteur économique et culturel de cette région bénie des dieux.
Grand itinéraire utilisé depuis des siècles, la vallée formée par le plus grand fleuve français a été fréquenté par les rois de France qui, avec les Capétiens, fixèrent leur dynastie naissante à Orléans avant de choisir Paris pour capitale.
La Vallée des Rois est le seul site au monde à réunir un si grand nombre de Hauts Lieux exceptionnels. L'histoire, la vie spirituelle et culturelle faisant surgir maints châteaux, manoirs, églises, abbayes.
Azay le Rideau, tel un navire sur l'Indre,
Cheverny, le modèle de Moulinsart,
Chenonceau, le château des dames,
Chambord, le magnifique,

François 1er, Henri II, tous les rois et les reines,la noblesse du XVIéme siècle ont fréquenté ces endroits .Vous pouvez les retrouver dans nôtre spectacle Historique qui a lieu tous les ans au Château d'Ecouen Musée de la Renaissance près de Paris.

Bienvenue avec ce superbe film



mercredi 4 août 2010

Musée Renaissance au Château d'Ecouen le spectacle le tournoi chevaleresque 2

Henri II participe au tournoi à Paris


A Paris près de l'actuelle place des Vosges, Henri II organia une fête le 30 juin 1559 en l'honneur du mariage d'Élisabeth sa fille avec Philippe II d'Espagne.

La foule arriva pour assister au tournoi organisé pour cette occasion.

Henri II battit le duc de Nemours et celui de Guise.

Il voulut un troisième assaut. Pour ce troisième assaut, Henri II rencontra Gabriel de Montgomery (1530-1574, capitaine de sa Garde écossaise.

Les deux adversaires se heurtèrent violemment et le roi faillit tomber.

Furieux, Henri II voulut un deuxième affrontement.

Montgomery était prêt à s'avouer vaincu, la reine supplia le Roi de ne pas continuer.

Mais Henri II déterminé, ne changea pas de position.







Spectace Renaissance au Château d'Ecouen Diane de Poitiers*




Diane de Poitiers




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Diane de Poitiers




















Diane de Poitiers
, née le 3 septembre 1499 ou le 9 janvier 1500 ( lieu de naissance incertain : Saint-Vallier-sur-Rhône ou Étoile dans la Drôme) Duchesse française morte au château Anet en 1566 Diane de Poitiers
est la fille de Jean de Poitiers, comte de Saint-Vallier, mariée à 15
ans à Louis de Brézé, grand sénéchal de Normandie qui a 40 ans de plus
qu’elle et qui mourut en 1531.

Successivement dame d’honneur de Louise de Savoie et de la reine Éléonore de Habsbourg (sœur de Charles Quint) et maîtresse de François Ier jusqu’à la mort de ce dernier, Diane de Poitiers favorise le mariage de Catherine de Médicis avec le futur Henri II (1536), dont elle devint la maîtresse sans doute dès 1538.



En 1523, elle obtient de François 1er la
vie sauve pour son père compromis dans le complot du connétable de
Bourbon. Veuve à 32 ans, maîtresse du Dauphin (Henri II), elle commence
une carrière politique occulte, elle pousse le roi à une dure répression
des protestants.



Comme nous l’avons vu plus haut, elle
devient la maîtresse d’Henri II en 1538 : elle a 48 ans lui 28. Un an
après son couronnement, Henri II va l’honorer en la faisant duchesse de
Valentinois (1548), en arborant ses couleurs blanc et noir dans les
manifestations officielles. Il lui offre le château de Chenonceaux.



Amoureuse de l’argent, du pouvoir,
croyante et courtisane, intelligente et raffinée, elle gardera la
première place dans le royaume et le coeur d’Henri Il jusqu’au tournoi
fatal.



Sa vie durant elle favorise le
développement des arts : elle fait faire d’importants travaux au château
d’Anet sous la direction de Philibert Delorme. Jean Goujon en assurera
la décoration. Elle sera aussi la mécène de Ronsard.



Chassée de la cour, elle rend les bijoux
de la couronne et le château de Chenonceaux à son ennemie, et se retire
dans son fief d’Anet où elle meurt le 22 avril 1566.

source site

www.histoire-en-ligne.com

mardi 3 août 2010

Ecouen* Henri II son agonie du 30 juin jusqu'au 10 juillet 1559


Analyse de l’image :
La Mort de Henri II le 10 juillet 1559.
Après le tournoi où il a été blessé à mort, le roi agonise sur sont lit
entouré de la reine et du connétable, tandis qu’Ambroise Paré
et André Vésale, ces deux médecins les plus célèbres du temps, discutent
de son cas devant une table où sont disposés instruments et médecines.
Une fenêtre est ouverte.


Henri II organise un tournoi

Le 30 juin 1559, le roi de France Henri II organise un tournoi
(jeu qui permet de s'entraîner), devant l'hôtel des Tournelles
(près de l'actuelle place des Vosges), en l’honneur de deux
mariages - celui de la sœur du roi Henri II, Marguerite avec
Emmanuel-Philibert - duc de Savoie -, et celui d'Élisabeth
sa fille avec Philippe II d'Espagne - conclus quelques semaines
plus tôt au Traité de Château-Cambrésis (3 avril 1559).

Henri II, bien que de constitution très robuste et habituellement
fort adroit aux exercices des armes, est grièvement blessé
à la tête, le 30 juin 1559, par la lance du comte Gabriel
de Montgomery qui pénètre à travers la visière du casque
du roi : "Un gros éclat frappa le front au-dessous du sourcil
droit et déchirant la chair, vient s'enfoncer dans un coin
de l'œil gauche; plusieurs fragments percèrent l'œil même
l'os frontal ne fut pas touché…". Après avoir lavé la plaie au blanc d'œuf,
les médecins administrent au roi une potion faite de rhubarbe et de camomille

Les meilleurs chirurgiens sont requis pour traiter le souverain.
Paré et Vésale au chevet du roi

Vésale et Paré se sont vraisemblablement rencontrés et concertés
au chevet du roi Henri II. Vésale était Médecin de Philippe II
Paré était Chirurgien ordinaire de Henri II. Deux bonnes raisons
pour que chacun soit présent à l'occasion du tragique tournoi.

• Ambroise Paré, qui était un des quatorze chirurgiens-valets de
chambre ordinaire du roi Henri II était donc sans doute présent.
Détail macabre rapporté par Jean Chapelain, premier médecin du roi
ne sachant trop comment enlever l'éclat de bois sans trop de
dommages, les médecins et chirurgiens royaux s'exercent sur des têtes
de quatre condamnés à mort décapités plus tôt que prévu, qui se voient
infliger une blessure de même nature que celle du roi pour guider
es chirurgiens dans la voie du traitement.

lundi 2 août 2010

Renaissance spectacle au Château d'Ecouen* à 18 km de Paris

Le Tournoi Chevaleresque

C’est surtout au XVI ème siècle que les armures devinrent très perfectionnées, ce qui n’empêcha pas Henri II d’être mortellement blessé par son capitaine de la garde écossaise.

Le 1er juin 1559 marqua le début des jeux donnés à Paris après la signature de la paix du Cateau-Cambrésis. Ces festivités sportives durèrent tout le mois de juin et comprenaient notamment des joutes équestres. Le 30 juin, le roi de France Henri II fut mortellement blessé au cours d’une joute équestre, signant du même coup l’arrêt de mort des tournois, des joutes équestres et des autres Pas d'armes en France. Les épreuves équestres à la lance furent remplacées par des jeux d'adresse martiaux, la quintaine et le jeu de l'anneau.





lundi 26 juillet 2010

Ecouen* Suite à la bataille de Pavie en 1525, François Ier de France

La Captivité et le Retour des Enfants de France (Tableau du spectacle 2009)

Suite à la bataille de Pavie en 1525, François Ier de France est emprisonné en Espagne. Pour être libéré, il signe le traité de Madrid n 1526 avec Charles Quint par lequel il promet, entre autre, de rendre le duché de Bourgogne à Charles de Habsbourg. Le roi de France livre ses deux fils comme otages à l'Espagne. En compensation, Charles Quint donne sa sœur Éléonore en mariage à François Ier. Après moultes péripéties, Éléonore ne devient reine de France qu'en 1530. Elle ramène en France les deux petits princes français. Éléonore restera une reine de France obscure, qui n'aura aucun poids à la cour et dont personne ne s'occupera. La maîtresse du roi brillant à sa place.